Tous les enfants sont les bienvenus pour une initiation à l'Adoration le jeudi 22 octobre, de 17h15 à 18h00. Ce temps de prière sera ponctué de chants, de lecture de la Parole de Dieu et de silence!

 Rendez-vous à l'église de Saâcy chaque mois.
Les prochaines dates seront le 19 novembre et 17 décembre.
Pour tous renseignements, vous pouvez contacter     :  Mathilde Pingault au 01 78 71 21 69
                                                                                      ou Kathy Ollu au 01 74 81 51 45

                                                                        A bientôt   
                                                                  Kathy et Mathilde
                                                 N'hésitez pas à en parler autour de vous!







Par jean - Publié dans : ADORATION DES ENFANTS
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Vendredi 16 octobre 2009
        


La vie nous révèle à nous-mêmes
Comme une capacité d'infini !



C'est là le secret de notre liberté.
Rien n'est à notre taille
et l'immensité même des espaces matériels
n'est qu'une image de notre faim.
Toute barrière nous révolte
et toute limite exaspère nos désirs.

C’est aussi la source de notre misère.
Une «  capacité «    n'est qu'une aptitude à recevoir.
Une capacité d'infini
est une indigence infinie,
qui exige  d'être comblée avec une urgence
proportionnelle à ses abîmes.


Ce n'est pas à notre corps, bien évidemment,
qui n'est qu'un point dans l'univers,
que nous devons cette ampleur illimitée du vouloir.
Notre âme s'y révèle, et la qualité des nourritures
qui doivent nous combler :
c'est dans l'invisible seulement
qu’elles se peuvent rencontrer,
dans l'univers intérieur de l'Esprit.

Notre chair même y doit trouver accès
et s'assouplir à ses exigences immatérielles,
 si toute une part de nous-mêmes
ne doit point rester étrangère
à notre suprême réalisation.
Mais le monde invisible
épouvante notre chair et la déconcerte ;
elle se sent dépossédée à son approche
et s'attache à son domaine
avec d'autant plus de violence

Ne parvenant pas à réaliser notre unité par en haut
nous nous efforçons de l'atteindre par en bas.
Par un transfert de notre appétit
sur les objets sensibles,
nous leurs prêtons la séduction infinie
qui répond à l'immensité de nos désirs.
Quoi de plus naturel dès lors
que de céder à leurs promesses
et de subir l'envoûtement de leur attrait ?
 Comment pourrions nous résister à leur appel,
Affamés d’infini,
quand l’infini semble à portée de la main ?
Nous ne voyons pas
que ce qui nous fascine et nous enivre,
c'est la projection sur les choses
du besoin infini qui nous travaille,
 et le scintillement de l'esprit,
sur la croupe mobile des vagues fuyantes.
Nos mains gardent de leur capture
autant qu'un enfant qui s'efforce de saisir
l'iris d'une bulle de savon

Il faudrait, à ce point, nous montrer
ce que nous poursuivons réellement,
plutôt que de nous accabler
sous la vanité des objets qui nous séduisent.
Car ce ne sont pas eux qui nous ensorcellent,
mais le chatoiement de l'infini
dans les plis de leur étoffe.
Nos pires excès témoignent encore
de notre vocation divine, et ne représentent, la plupart du temps,
que l'élan désespéré de notre cœur
vers un bonheur insaisissable

Quelle blessure est souvent, en vérité,
la révélation de notre grandeur
et quelle résonance illimitée
donne à toutes nos émotions
cette capacité d'infini
qui est le fond de notre nature !
Nos douleurs et nos choix sont sans bornes,
comme nos tendresses et nos admirations.
Et pourtant nos réalisations
semblent si précaires et si vaines.
Nos gestes seront-ils éternellement des simulacres
dont l'éclat des mots couvrira le vide,
ou faudra-t-il admettre avec un tranquille scepticisme,
pour échapper à la magie du lyrisme,
 que la vie se limite aux accidents incohérents
d'une physique et d'une chimie délirantes ?
On n’expliquerait pas alors ce besoin de comprendre
qui dépasse tellement en nous l'utilité
que nous pouvons tirer des choses,
 ni comment nous serions intelligents
si l'univers était inintelligible.

La science a fondé toute son œuvre
géniale, patiente, héroïque, immortelle,
sur cette conviction que la nature est capable
de répondre aux questions qu’elle suscite en nous,
qu'elle est sujette au nombre et pénétrée de raison,
comme elle est génératrice de pensée.
Et si la science n'atteint jamais le fond du réel,
elle ne cesse pourtant point
de le poursuivre de s'en approcher,
en écoutant la confidence inépuisable des choses.

L'art a constamment senti
que la matière passait  infiniment la matière
et il s'est servi de la matière même
pour exprimer ce dépassement.
Les dimensions du monde sensible
ce sont dilatées sans mesure,
ses contours se sont assouplis
en la fluidité d'une atmosphère transparente
et sous des traits innombrables,
un Visage unique a surgi :
un Visage dont l'intensité est vivante et déchirante
 n'a jamais laissé percevoir le dessin.

L'amour est une éternelle extase
au berceau de la vie.
Il s'est enchanté de tous les espoirs,
il a connu tous les sanglots,
il s'est meurtri de toutes les blessures,
il a poussé jusqu'à la mort
l'ivresse de la vie.
Il s'est approprié le langage de l'adoration,
tellement il était sùr
d’être aux prises avec l'infini.
Mais il est rare
qu'il en ait reconnu la véritable nature.
Comme l'art, comme la science,
il a subi, le plus souvent, l'aimantation
qu'il entraînait sans cesse au-delà,
 sans en discerner la source ;
et il a soumis l'homme à d’indicibles tortures,
dont celui-ci était souvent lui-même,
avec une aveugle frénésie
la victime et le bourreau.

L'art et la science se sont généralement déchaînés
avec moins de violence ;
mais ils se sont contaminés souvent
au contact de l'homme qui les pratiquait,
en perdant, dans le tumulte de ses passions,
leur transparence et leur docilité,
jusqu'à devenir les enseignes
de son orgueil et de sa vanité !

Le mystique a sondé ces plaies
avec un indicible respect
et une magnanime compassion.
Il a compris que l'élan magnifique
devait retomber sur soi,
ou trébucher sur une idole,
que cette sortie triomphale
ne pouvait qu'aboutir à la pire captivité,
si l'extase ne  rencontrait son objet véritable,
si l'infini ne se révélait indubitablement
comme un Autre
un Autre à qui  tout l’etre put être réellement donné,
avec toutes les exigences de sa vie intérieure,
toute la richesse de ses désirs,
et toute immensité de son cœur.
Un Autre, mais qui fut de l'ordre de l'esprit,
et tellement intérieure à l’âme
que la personne acquit sa véritable autonomie
en lui cédant et en s'y abandonnant
comme à son vrai moi.
Un Autre en nous qui ne fut pas nous,
et sur qui notre être moral put être fondé,
dans un altruisme qui consacrât son unité.

Le mystique saisit du premier coup
la nature divine du problème,
et l'immensité des valeurs engagées
dans ces erreurs tragiques,
dont un être spirituel est seul capable.
Il sait d'ailleurs que les blessures de l'âme
sont aussi les points d'intersection de ses ailes,
et que nos instincts les plus profonds,
ressaisis dans toute leur pureté,
et réalisés selon toute l'ampleur de leur élan,
aboutissent d'eux-mêmes
aux régions silencieuses de la prière.
Il est ouvert à tous les êtres,
et tous les gémissements de l'univers,
toutes les recherches de l'esprit,
tous les rêves de l’art
tous les émois et toutes les blessures de l'amour
ont trouvé refuge dans son cœur.
Il entend toutes ces voix
en leur résonance intérieure,
en leur « De profundis »,
en leurs divine clameur ;
et les mots de la parabole
lui deviennent mystérieusement lisibles
comme le dénouement positif de toutes ces angoisses
«  mon ami, monte plus haut » ( Luc 14,10)

Il vous faut entrer encore plus avant dans vos recherches,
vous identifier plus intérieurement
avec l'objet qu'elles poursuivent
en vous effaçant davantage,
en vous démettant plus profondément de vous-même,
en écoutant avec plus d'humilité ;
car c'est dans la mesure où le moi est crucifié
que «  l'Autre » se fait jour en nous
et que l'Infini ,sur lequel tout être est ouvert,
se laisse  identifiér
comme une Présence spirituelle
et comme une Vie débordante.
Vos bras doivent s'ouvrir
     pour offrir et non pour prendre,
     pour donner votre vie
     et non pour posséder celle d'autrui.

Et c'est là justement le secret de la Croix
qui est le berceau mystérieux d'un monde nouveau,
l'arbre de vie miséricordieusement enraciné dans nos cœurs,
dont la sainte Liturgie évoque
et réalise à tous les instants du jour,
sur quelque point de la Terre,
l’inépuisable fécondité.
Comment dire, dès qu'elle est réellement vécue,
Quand elle s’élève comme le chant divin  du silence,
entre les portiques du recueillement,
son ineffable pouvoir de réconciliation ?

Tout s'assouplit paisiblement
aux exigences rédemptrices de l'amour crucifié :
  les gestes s'intériorisent,
  les paroles deviennent silencieuses,
  les chants écoutent,
  les couleurs magnifient les saisons de l’âme,
  l'encens fait monter sa prière,
et toute matière offre des abîmes de son cœur
 comme reposoir à l'Esprit
La création apparaît du dedans,
translucide en  l'unité vivante de l'Amour.
La Lumière du monde scintille dans la flamme du cierge,
et son cœur bat dans le mystère de la lampe.
L'univers, en état de contemplation,
      n'est plus qu'un immense sacrement.
On le découvre enfin avec ses trois dimensions d'être,
en l'ouverture infinie de ces trois ordres,
comme la supreme offrande
de la charité divine à la charité humaine
et comme la suprême action de grâce
de la charité humaine à la charité divine.
L'infini est là
A portée  de l'esprit,
au cœur de la matière transfigurée,
qu'on ne peut plus voir que par les yeux de l’âme :
à mesure qu'on goûte au divin Ferment
qui incorpore à notre vie,
 sous le voile du pain,
le mystère ineffable de l'Amour crucifié.


Notre regard s’insère au centre le plus intime des choses
et s'épanouit du dedans  au dehors
suivant le mouvement de la source
saisissant ce dehors même dans la lumière du dedans,
épelant la pensée divine dans l'alphabet glorieux des signes.
La plus humble réalité luit à l'horizon de l’âme
comme un ostensoir,
et chaque rencontre ajoute une note nouvelle,
en nos cœurs,
   au Cantique du soleil.





        Maurice Zundel « Le Poème de la Sainte Liturgie »

Par jean
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Jeudi 15 octobre 2009
connaissez vous ? à découvrir absolument !            


Le pape Paul VI a dit de Maurice Zundel qu'il «était un génie, génie de poète, génie de mystique, écrivain et théologien, et tout cela fondu en un, avec des fulgurations».
Vous trouverez ici une biographie  :      link

Quelques extraits d'homélies :   

Une liturgie sans engagement mystique
Les pharaons d'Égypte ont été divinisés et les monuments ne cessent de représenter leur investiture divine. Lorsque, plus tard, Alexandre le Grand a conquis l'Égypte, il ne crut pas pouvoir assurer sa domination sur les pays conquis sans se faire reconnaître comme Dieu. De même les empereurs romains, pour cimenter l'unité de leur empire, acceptèrent, puis imposèrent finalement, cette divinisation de Rome et de leur personne.
Mais cette divinisation du pharaon entraînait aussi, presque nécessairement, la « pharaonisation » du dieu. Il y avait une symbiose, une sorte de communauté de vie où les réactions étaient réciproques et, finalement, l'image de la divinité se modelait sur celle du pharaon divinisé.
Dans quelle mesure cette situation ne s'est-elle pas reproduite au cours des siècles même dans la pensée d'Israël? Dans quelle mesure notre liturgie ne garde-t-elle pas des vestiges de cet échange ambigu entre la royauté terrestre et la royauté divine? Dans quelle mesure même la conception de la royauté divine n'est-elle pas simplement l'émanation de la royauté humaine?
Dans quelle mesure, à Byzance, la liturgie du Palais et la liturgie de Sainte-Sophie ne coïncidaient-elles pas dans une même image où la royauté divine et la royauté humaine se confondaient de nouveau?
Et dans quelle mesure notre liturgie n'est-elle pas encore une survivance de ces liturgies royales qui n'engagent jamais le fond de l'âme? Ne peut-on pas penser, parfois, que, dans notre liturgie elle-même, il s'agit de rendre hommage à un souverain, de processionner autour de son autel, de lui ériger un sanctuaire et, ceci une fois accompli, on en est quitte avec Dieu, tout cela pouvant se réaliser et célébrer sans aucune espèce d'engagement mystique?
Quelque chose d’extrêmement dangereux
Il est évident que, si l'homme de la rue est si souvent complètement étranger à ce qui 'se passe dans nos églises, c'est parce qu'il ne s'y passe aucun événement susceptible de le toucher tant soit peu. II ne s'y sent aucunement atteint et concerné au plus intime de lui-même.
Il y a une religion apparente qui ne suppose aucun engagement profond. Cela est extrêmement grave, et nous pouvons nous demander jusqu'à quel point ce n'est pas à propos de l'Eucharistie qu'on en est arrivé à une confusion aussi radicale sur l'essence même du message de Jésus.
Une sorte de matérialisme religieux, le pire de tous; peut tragiquement s'établir autour de l'Eucharistie : on a un palladium, un paratonnerre céleste, sur la maison, on peut dormir tranquille, Dieu est là dans sa petite boîte et on le tient constamment à sa disposition.
S'est-on suffisamment interrogé sur la valeur de nos communions? sur la valeur de celles des petits enfants? Que donnent-elles? Que changent-elles?
Dans les communions sans engagement, où l'on compte sur l'opus operatum (un effet immanquablement produit du fait que l'on reçoit le sacrement), dans les communions où mécaniquement l'on doit être sanctifié parce qu'on a ouvert la bouche ou tendu la main pour recevoir l'hostie : il y a là quelque chose d'extrêmement dangereux parce qu'on ne voit plus du tout l'exigence qui est à la base d'une véritable conversion, et qui suppose une nouvelle naissance; on ne voit plus l'exigence de la communion qui implique cette transformation radicale où l'on passe du moi possessif au moi oblatif. Combien de prêtres même qui célèbrent la messe tous les jours peuvent, peut-être, en être encore là ?
Resituer l'Eucharistie dans la perspective évangélique
Il nous faut donc resituer l'Eucharistie, il faut la situer là où la vie de l'Église doit retrouver son unité, il faut la situer à sa place, c'est-à-dire dans la perspective évangélique qui s'impose à nous dans les derniers entretiens du Seigneur avec ses disciples.
La dernière consigne qui retentit en toutes les pages du récit johannique, c'est que « vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ». Et cette consigne est aussi le critère qui fait reconnaître les disciples de jésus : « C'est à cela que l'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres. »
Et, pour donner une leçon de choses à ses disciples, Jésus leur lave les pieds. « Voilà ce que c'est que d'aimer son prochain : ce que j'ai fait, c'est afin que vous vous le fassiez vous-mêmes les uns aux autres. »
Aussi curieux que cela paraisse, l'Eucharistie semble avoir disparu, elle n'est même pas nommée en cet endroit : pourquoi? Parce qu'elle est implicitement contenue dans ce mandatum (ce lavement des pieds). Elle est implicitement contenue et dans le mandatum et dans la consigne ultime du Seigneur, « Aimez-vous les uns les autres », parce que c'est exactement la même chose.
« Il vous est bon que je m'en aille »
Rappelons-nous cette parole tragique de Jésus au cours du discours après la Cène : « Il vous est bon que je m'en aille car, si je ne m'en vais pas, le Paraclet, l'Esprit Saint, ne viendra pas à vous. » Comment ne pas voir dans ces paroles l'aveu d'un échec? Jésus n'a converti personne... personne! Ni la foule, ni les prêtres, ni les autorités, ni Hérode, ni ses disciples, ni même le disciple bien-aimé qui s'endormira comme les autres tout à l'heure au jardin de l'Agonie : il n'a converti personne.
Et l'appel suprême qu'il adresse à ses disciples au lavement des pieds restera sans écho : ils ne comprennent pas que le royaume de Dieu est au-dedans d'eux-mêmes.
Ils ne comprendront pas que c'est pour faire éclore ce royaume intérieur que Jésus se met à genoux devant eux pour leur laver les pieds, et ils ne comprennent pas davantage que c'est pour desceller la pierre de nos coeurs que Jésus meurt sur la croix. Et la dernière question qu'ils poseront à Jésus juste avant l'Ascension sera significative de cette totale incompréhension.
L'humanité de jésus doit donc disparaître! Et ce n'est que dans l'invisible, dans le feu de la Pentecôte, qu'ils retrouveront leur Maître comme une présence intérieure à eux, ils ne le verront plus désormais devant eux mais au-dedans d'eux, et c'est à ce moment-là qu'ils le reconnaîtront. Peut-on dès lors imaginer un seul instant que Notre Seigneur nous ait donné l'Eucharistie pour que nous refabriquions avec ce sacrement un culte idolâtrique, pour que nous puissions le posséder là, à la portée de notre main, en l'enfermant dans une boîte pour qu'il soit bien à nous? Peut-on concevoir un pareil matérialisme de la part du Seigneur? Peut-on imaginer qu'il ait dérobé sa présence visible aux Apôtres pour nous restituer dans l'hostie un foyer d'idolâtrie, comme si nous pouvions disposer de Dieu comme on le fait d'un objet? C'est absolument impossible, c'est exactement le contraire qui se passe quand jésus nous donne l'Eucharistie.
 
La Rochette, 1963.

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Autre homélie :


Chaque jour nous sommes confrontés à la souffrance, à la guerre, à la famine, aux tremblements de terre… La Messe est-elle un événement qui puisse retenir sur toutes ces situations ? La Messe est-elle un événement capital, un événement source, un événement qui concerne essentiellement notre vie ?
Qu’a voulu le Christ en nous donnant l’Eucharistie, sinon nous rassembler tous en l’unité d’un seul Corps tellement que, finalement, le sens de la Messe est en effet de transformer toute l’humanité et tout l’univers dans le Corps et le Sang du Christ. Mais cela ne se sent suffisamment que si nous nous engageons à fond, si nous nous convertissons, si la Messe retentit jusqu’aux racines de notre être, et c’est bien cela qu’elle doit réaliser pour entrer dans les intentions du Christ.
Si le Christ nous a livré l’Eucharistie, Il nous a, en partant, donné la suprême consigne de l’Amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn. 13.34) Il s’est agenouillé au Lavement des pieds, pour nous apprendre que le sanctuaire de Dieu était l’homme. Il y a donc une transformation radicale qui doit s’accomplir puisque, finalement, le culte de Dieu, -je veux dire l’union avec Dieu -ne peut pas se réaliser sans l’union avec l’homme.
Le Messe peut réaliser d’abord cette communion avec toute l’humanité, toute l’Histoire, tout l’univers, pour nous préparer à la communion avec Dieu, car justement le Christ, qui est toujours présent, qui est toujours déjà là, qui est en chacun de nous une Présence qui ne cesse jamais de nous accompagner, le Christ ne nous n’est pas inaccessible, et on le voit bien précisément dans l’adorable cheminement d’Emmaüs : Les disciples sont avec le Seigneur, ou plutôt Il est avec eux, mais eux ne sont pas encore avec Lui, par ce que leur cœur n’est pas encore totalement axé sur l’Amour. Ce n’est que lorsqu’ils témoignent leur charité envers le Christ-pèlerin que, tout d’un coup, le Christ se transfigure à leurs yeux et leur devient présent.
Nous avons à parcourir cet itinéraire. Le Christ est toujours déjà là. C’est nous qui ne sommes pas là et pour Le rencontrer, il faut entrer dans les profondeurs de l’Amour, et cela veut dire que les paroles de consécration qui doivent retentir sur toute l’humanité et de tout l’univers, qui ont pour fin dernière précisément cette transformation de toute l’humanité et de tout l’univers en le Corps et le Sang du Seigneur, cela veut dire que ces paroles, nous ne pouvons les dire avec sincérité qu’en les vivant jusqu’au fond, qu’en nous effaçant dans le Moi du Christ qui les prononce à travers nous.
Alors si nous pouvons dire « Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang » avec efficacité, si vraiment le Seigneur au terme où Il s’était montré nous devient présent, cela signifie que nous avons jeté toute notre vie dans Ses abîmes de Lumière et d’Amour, que nous nous sommes déracinés de nous-mêmes et que notre moi s’est effacé dans le Moi de Jésus-Christ pour que ce soit Lui qui dise « je » et « moi » en nous.
C’est par là que la Messe est une action formidable, le plus grand événement de l’univers, en nous reconduisant aux sources mêmes de la vie libérée qui ne peut jaillir que de cette désappropriation de nous-mêmes, dans le Moi divin qui est l’orient vers lequel nous sommes tous aimantés. C’est pourquoi la Messe est un mystère de silence, ce silence de vie, ce silence qui est une Personne, ce silence qui est une Présence, ce silence qui est la respiration la plus profonde de l’être et la source de toutes les musiques. C’est ce silence qui devrait être l’itinéraire de l’homme pour sa participation à l’eucharistie, c’est ce silence qui atteint jusqu’à la racine de l’être et qui, en nous désappropriant de nous-mêmes, laisse le Christ transparaître en nous. C’est par là que la Messe est, au commencement de chaque journée, un événement extraordinaire dans la mesure, justement, où nous accomplissons ce pèlerinage du silence, du silence de soi-même qui laisse Dieu respirer en nous en lui offrant cet espace de Lumière et d’Amour où sa Vie peut se répandre.
C’est pourquoi la Messe est chaque jour un événement tout neuf, parce que chaque jour, nous avons à naître de nouveau, chaque jour et à chaque instant ; à naître de nouveau du Cœur de Dieu qui bât dans le nôtre, parce qu’à chaque instant nous n’échapperons aux limites et aux servitudes de notre moi propriétaire qu’en nous laissant revêtir et aimanter par le Moi divin.
Il y a donc un sens ontologique, un sens créateur de l’univers et de l’humanité, une rédemption de toute l’Histoire, un recommencement de toute la Création dans ses paroles : « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang », si nous les vivions, si nous nous recueillons si profondément qu’il n’y ait plus en nous de bruit, que nous soyons tout entiers à l’écoute du Seigneur qui vient, ou plutôt qui est déjà là, et qui ne cesse de nous attendre pour nous laisser transformer par Lui et en Lui.
Nous voulons donc tenter ce matin de vivre cet événement à l’échelle de l’univers devant toutes les douleurs de l’humanité pour nous désapproprier de nous-mêmes, jusqu’au centre où tous les hommes, tous les êtres, toutes les créatures ne font qu’un dans le Christ, pour être une présence à tout dans cet effacement de nous-mêmes en Jésus qui est le grand Rassembleur, qui est présent et intérieur à toute l’humanité et qui veut faire de nous toujours et très spécialement ce matin au cours de cette liturgie, Son Corps et son Sang.
Maurice Zundel L’Eucharistie et la création, sermon prononcé à Genève, le dimanche 4 février 1968



Par jean - Publié dans : Doctrine - spiritualité
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Mardi 13 octobre 2009
Faire adorer des enfants, pourquoi ?
Le 10 janvier 1915, en pleine guerre mondiale, le pape Benoît XV demandait de faire prier les enfants devant le Saint Sacrement pour implorer Dieu de convertir les cœurs et de faire cesser cette terrible guerre.
Pie XII fera de même au lendemain de la deuxième guerre mondiale : « Nous comptons beaucoup, dans les angoisses présentes, sur la prière des enfants innocents, que le divin Rédempteur accueille et favorise d’une façon particulière. Qu’ils élèvent donc vers Lui leurs petites mains, symbole de leur innocence intérieure, pour implorer la paix, la concorde et la mutuelle charité ».
(Lettre encyclique de Pie XII « demande des prières publiques pour obtenir la concorde des classes sociales » du 18 décembre 1947.)
Extrait du livre : « L’Eucharistie, à l’école des saints » de Nicolas BUTTET éditions de l’Emmanuel p142

« La proposition du mouvement est certes exigeante, privant d'un après-midi de loisir ou de sport, mais (…) l'apprentissage de la prière, plus que tout autre, réclame ce sens de l'effort: plus jeune il est entrepris, plus il aura de chance de durer ».

Les enfants adorateurs

Les enfants adorateurs de 4 à 11 ans
Né voici plus de trente ans à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, le mouvement des "Enfants Adorateurs" s'adresse aux garçons et filles de 4 à 11 ans. Il se propose de les initier progressivement à la prière d'adoration, spécialement l'adoration eucharistique. Il ne vise pas à donner la formation catéchétique normalement reçue en famille, puis en paroisse. Il se veut seulement une école de prière, personnelle et communautaire, utilisant des méthodes adaptées à chaque âge, en petits groupes animés par des parents.


Par jean - Publié dans : ADORATION DES ENFANTS
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Lundi 12 octobre 2009

Glané dans famille Chrétienne
   

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Par jean - Publié dans : ADORATION DES ENFANTS
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Samedi 10 octobre 2009

 
Divinité de Jésus-Christ, en ce pain caché,
devant toi je me prosterne, tout mon être t'adore.
O divinité de Jésus-Christ, divinité du Père et de l'Esprit
que nul en ce corps ne peut voir sans mourir et ressusciter,
je t'adore et m'abîme en toi.
La vue, le goût, le toucher, Ici n'ont plus sens,
mais ma foi est entière, attentive à ta Parole :
je crois le Fils de Dieu, la vérité par excellence.
Je ne vois pas tes plaies, Thomas les voyait !
Mais je reconnais mon seul vrai Dieu en sa parfaite offrande.
Augmente ma foi !
Avive mon espérance !
Comble mon coeur de ton amour !
Sur la croix Dieu se cache, en l'Eucharistie l'homme aussi !
Je crois et confesse l'Un et l'Autre en ta Personne unis.
Mienne soit la prière du larron repentant qui parfaitement t'innocente.
Toi qui fais toujours nouvelle,
toi qui fais toujours actuelle la Passion de Jésus-Christ,
sa mort et sa résurrection,
O Eucharistie !
Vivant mémorial de ton offrande,
Pain de vie qui donnes la Vie aux hommes,
donne-moi, je t'en prie, que de toi je vive !
Qu'en toi seulement mon espérance, et tout mon amour !
Qu'en éternité, en douceur et suavité, j'ai goût de toi !
Par jean - Publié dans : HYMNE AU SAINT SACREMENT
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Jeudi 8 octobre 2009




"La Guérison spirituelle propose une démarche qui, recherchant le sens de la Vie, part de la maladie et entend mener le lecteur jusqu’à la guérison, aussi bien du corps que de l’esprit qui sont inséparables l’un de l’autre".


Compassion divine

On comprendra alors que La Guérison spirituelle puisse se lire en filigrane comme un essai de renouvellement du regard chrétien sur son Maître. Ainsi, à l’exemple de l’infatigable dispensateur des béatitudes du Royaume, mises à notre disposition dès maintenant, dénonce-t-il toute complaisance à l’égard du dolorisme, de cette démarche consistant à croire qu’il faut souffrir pour vivre, dévoiement d’autant plus grave lorsqu’il prétend se fonder sur la Croix du Christ, insinuant ainsi que le soulagement d’autrui consisterait à se charger soi-même d’une souffrance supplémentaire, comme prendre sur soi un châtiment, alors même que la Passion du Christ «est avant toute chose, une Compassion divine : une mise à la disposition des hommes d’une sensibilité ouverte aux dimensions de la conscience divine, c’est-à-dire le don d’une sensibilité de l’Esprit, seule capable de convertir en force de vie tout ce qui s’attaque ou résiste aux forces de la vie. Cette souffrance du Christ est une souffrance d’incarnation divine, récapitulant toute la déchirure de l’être-au-monde du genre humain afin de convertir toute souffrance de mort en une puissance invincible de vie».
La compassion telle qu’elle est ici comprise ne saurait alors être produite par aucune attitude extérieure manifestant de la sollicitude ou de l’aide : bien au-delà de la bonne action ou d’une émotion cordiale, elle trouve son lieu de vérité et son expression juste «dans le retrait de soi qui accorde à l’autre cette place ineffable que Dieu accorde en lui-même à l’homme». C’est que le processus de guérison tout comme sa mise en œuvre accorde, là aussi à l’instar de Jésus-Christ, maître en relations vivifiantes, une place essentielle au «miracle de la rencontre» avec autrui. C’est en effet cette expérience de la relation «qui configure le plus fidèlement le vivant au mouvement natif de la vie. La vie s’édifie dans et par la relation (…). L’expérience de la guérison ne s’enclenche que si le malade accepte de faire courageusement face à un syndrome plus fondamental : celui de sa solitude. Dans la rencontre avec autrui se libère l’essence même de l’énergie thérapeutique de la vie».
En définitive, et au risque de surprendre l’auteur lui-même, on pourrait dire que La Guérison sprituelle du P. Maxime Gimenez est un véritable essai christologique – une christologie qui ne serait ni haute ni basse mais appartiendrait à la troisième dimension, celle de la profondeur ! Mais qu’y-a-t-il d’étonnant à ce qu’une œuvre se proposant de tracer un chemin dans le mystère de la Vie, ne rencontre et n’approfondisse sans cesse davantage la rencontre avec Celui qui est «le chemin, la vérité et la Vie» (Jn 14, 6) ?
Fr. Irénée (O.S.B)


                                                                                                     


Le Saint-Père Benoît XVI a reçu en fin de matinée, samedi, les participants à la Conférence internationale organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé (15-17 novembre), auxquels il a dit que l'attention pastorale pour les personnes âgées malades constitue un aspect fondamental de cette pastorale. Qui accompagne ces personnes en arrive à se demander si "l'existence d'une personne âgée et malade a encore un sens dans des conditions aussi précaires. Pourquoi continuer à défendre la vie quand les effets de la maladie deviennent aussi dramatiques et ne pas accepter plutôt l'euthanasie comme une libération? Est-il possible de vivre la maladie comme une expérience humaine à assumer avec patience et courage?".

Après avoir rappelé que "la mentalité de la rentabilité" considère les personnes âgées qui souffrent comme "un poids et un problème pour la société", Benoît XVI a affirmé la nécessité de recourir aux soins palliatifs quand nécessaire même s'ils ne guérissent pas. Mais les malades ont également besoin "des indispensables soins cliniques" ainsi que de "compréhension, de réconfort et d'encouragement et d'accompagnements constants".

"Les personnes âgées -a t-il poursuivi- doivent en particulier être aidées à vivre humainement et en toute conscience les derniers moments de l'existence terrestre pour se préparer sereinement à la mort, qui , comme nous chrétiens le savons, est un passage vers l'étreinte du Père céleste, pleine de tendresse et miséricorde".

Le Saint-Père a ensuite rappelé l'importance de l'accueil des familles qui doivent se charger des personnes âgées avec "affection et reconnaissance", et permettre ainsi aux malades de "se préparer à la mort, chez eux, dans un climat de chaleur familiale". D'autre part, lors de recours aux structures sanitaires, "dans les moments les plus difficiles, le malade doit être encouragé à trouver la force pour affronter cette dure épreuve dans la prière et le réconfort des sacrements. Il doit être entouré de frères dans la foi, prêts à l'écouter et à partager ses sentiments. Voilà le vrai objectif de la pastorale des personnes âgées, spécialement quand elles sont malades, d'autant plus si gravement malades".

Benoît XVI a alors rappelé "l'exemplaire témoignage de foi et de courage" de Jean-Paul II pendant sa maladie, et son appel aux scientifiques et médecins "à s'engager dans la recherche pour prévenir et guérir les maladies liées à la vieillesse sans jamais céder à la tentation de recourir aux pratiques abrégeant la vie de la personne âgée et malade, pratiques qui seraient en fait des formes d'euthanasie".

"La vie de l'homme est don de Dieu -a t-il ajouté- et nous sommes tous appelés à toujours en prendre soin. Un engagement général pour le respect de la vie est nécessaire dans le hôpitaux catholiques comme dans tout établissement de soins".

Le Pape a conclu en rappelant que "Jésus en mourant sur la Croix, a donné à la souffrance humaine une valeur et un sens transcendants. Les croyants sont invités à ne jamais perdre la sérénité face à la souffrance et la maladie, parce que rien, pas même la mort. Ne peut nous séparer de l'amour du Christ. En lui et avec lui, nous pouvons affronter et dominer toute épreuve physique et spirituelle, et c'est justement dans les moments de plus grande faiblesse que nous pouvons faire l'expérience des fruits de la Rédemption".

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Un code éthique pour les scientifiques : Intervention du Saint-Siège à l’UNESCO

 Nous reprenons ci-dessous le texte du discours prononcé le 11 octobre dernier à Paris, par l’Observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Francesco Follo, à la 175ème session du Comité exécutif de l’UNESCO concernant le débat sur l’opportunité d’élaborer une déclaration internationale sur l’éthique scientifique (Point 13), distribué ce samedi par la salle de presse du Saint-Siège.

* * *

Monsieur le Président,

Il est important de saluer le rôle que joue la COMEST au sein de l’UNESCO pour la promotion d’une réflexion éthique dans le domaine des sciences et de la technologie au plan de la communauté scientifique internationale. On ne peut que vouloir favoriser l’universalité et l’effectivité de normes éthiques dans ces domaines tant les enjeux sur l’environnement et le devenir du genre humain sont importants. Vouloir élaborer un code éthique de conduite à l’intention des scientifiques est donc une intention louable. Mais quelle est la faisabilité d’un tel projet lorsque la démarche proposée reste principalement inductive grâce à la création d’un Observatoire de l’éthique ? On consulte les experts sur ce qu’ils font déjà, sur les questions auxquelles ils sont confrontés, on analyse les codes de conduite et de déontologie déjà existants, on s’accorde pour que les règles ne puissent pas compromettre les recherches et les financements publics et en même temps utiles pour sauvegarder la liberté du chercheur face à des pressions in-éthiques, on veut respecter les différences culturelles des pays et en même temps élaborer des normes au plan international. Bref, il s’agit encore une fois d’une œuvre titanesque d’analyse de l’existant sans qu’une réflexion plus fondamentale sur l’exigence universelle du respect de l’être humain ne soit menée pour fonder l’universalité des principes moraux qui doivent lier la communauté scientifique.

Le point faible de la multiplication des morales sectorielles que nous développons actuellement, c’est de réduire les problèmes moraux à des questions purement éthico-techniques et d’oublier la question de l’universalité des normes proposées. Seule une éthique philosophique fondamentale devrait nous conduire à désigner ce qui est effectivement humanisant pour toute l’humanité et par voie de conséquences ce que les scientifiques ne peuvent pas faire. Mais pour cela il faut accepter de redonner un rôle à la philosophie dans nos programmes éthiques.
C’est la philosophie qui permet de clarifier ce qui est en jeu dans la question de la validité des modèles, théories utilisées par la science et l’éthique. Elle aide l’une et l’autre à reconnaître plus adéquatement comment leurs projets respectifs rencontrent le problème de la vérité. Or, la marque de la vérité de l’humain, même si elle résulte d’une prise de conscience historique, ne saurait être relativisée. La crise de la normativité éthique est à chercher en amont, dans les présupposés philosophiques et anthropologiques rarement explicités
dans les débats des éthiques appliquées. Si l’éthique ne veut pas devenir positiviste, elle ne peut donc pas se passer d’une base de réflexion, de la voie d’accès au sens et à la vérité qu’est la philosophie.

Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre attention.


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« La santé est une tension vers l’harmonie et vers Dieu »,
affirme le cardinal Lozano Barragan

Intervenant à Rome, au Meeting national des médecins et agents de la santé

 Samedi 23 septembre à eu lieu à Rome, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Pastorale des services de la Santé, le Meeting national des médecins et agents de la santé sur le thème « La médecine pour l’homme ».

La rencontre a été également l’occasion de présenter et inaugurer le « Cours de perfectionnement en hyperthermie clinique » de l’Université Tor Vergata de Rome, dirigé par le Prof. Guiseppe M. Pigliucci.

Ce cours universitaire pour médecins, institué l’an dernier, propose une expérience scientifique et thérapeutique particulière et qualifiée dans le domaine de la multidisciplinarité et dans l’approche intégrée aux soins des malades du cancer.

Intervenant dans le cadre de ce congrès, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la santé, a expliqué que « l’hyperthermie peut-être suscitée artificiellement dans des régions déterminées du corps, grâce à l’utilisation d’appareils à radiofréquence particuliers constituant la technique thérapeutique de l’hyperthermie oncologique ». Voilà la raison pour laquelle le cours a pour objectif spécifique « d’aider le patient atteint de néoplasie à surmonter cette dure maladie ».

Le président du dicastère Vatican a rappelé que « la tumeur est désormais pratiquement la première cause de décès dans les pays développés » et que depuis 1990 « on a heureusement constaté que 50% des malades atteints de néoplasie peuvent guérir s’ils suivent un traitement adapté ».

Le cardinal Lozano Barragan a apprécié « l’approche à dimension humaine » des organisateurs du congrès et a soutenu, en particulier, l’idée d’« étudier la question non pas de manière froide mais dans la chaleur de l’éthique, qui a comme point de référence l’homme ».

Parlant des malades du cancer, le cardinal a précisé que « la maladie est souvent comparée à une sentence de mort pour ceux qui en sont frappés ».

A ce propos, la cardinal Lozano Barragan a souligné que « la santé est une tension vers l’harmonie » c’est-à-dire, « l’harmonie physique, psychique, sociale et spirituelle et pas seulement l’absence de maladies ».

« Lorsque cette harmonie est bouleversée, la santé est bouleversée à son tour – a-t-il précisé – lorsque l’on combat la discordance, on construit la santé ».

Selon le cardinal pour « combattre le déséquilibre causé par la néoplasie, il faut construire la santé véritable », ce qui signifie « ne pas considérer seulement le déséquilibre physique lié à la croissance désordonnée des cellules oncologiques, mais l’homme intégral dans sa tension vers la plénitude de l’harmonie qui nous guide toujours, à la fin, vers le Seigneur ».

« Cela – a conclu le cardinal – signifie considérer l’ensemble à la lumière de l’éthique de l’homme ».




























Par jean
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Mercredi 20 mai 2009
                                                           resurection-copie-1.jpg                                                                       

 Deux mille ans après, et malgré tous les efforts déployés pour classer le dossier, « l’affaire Jésus » est toujours à l’ordre du jour. Quelque chose résiste… ou quelqu’un ?
Pour s’en assurer, il faudrait pouvoir prendre de la hauteur, afin de saisir d’un seul regard, toute l’épaisseur de l’histoire. Alors seulement nous pourrions découvrir celui qui la conduit secrètement vers son terme. Une navette spatiale ne nous serait d’aucune utilité : il faudrait plutôt parvenir à épouser le regard de Dieu sur les événements enchevêtrés, pour saisir le « fil rouge » qui leur donne du sens en les reliant à une origine et en les orientant vers une fin.
 - « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’on dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
 Avouons-le : nous sommes jaloux de ces disciples qui reçoivent une telle catéchèse du Seigneur lui-même ! Mais voilà que Jésus nous répond :
 - « Si vous relisez les Ecritures, en partant de Moïse et des prophètes, vous y découvrirez vous aussi tout ce qui me concerne. »
 - Mais Seigneur, « comment pourrions-nous comprendre s’il n’y a personne pour nous guider ? » (Ac 8, 31).
 - J’ai envoyé sur vous d’auprès du Père l’Esprit de vérité (cf. Jn 14, 17) : c’est lui qui vous introduira dans la vérité tout entière (cf. Jn 16, 13) en ouvrant vos cœurs à l’intelligence des Ecritures (cf. Lc 24, 45).
 - Et que devons-nous faire pour être renouvelés dans l’Esprit Saint ? Où irons-nous puiser le don d’intelligence pour pouvoir lire notre histoire et celle du monde à la lumière de la Révélation ?
                                             
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 - « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui » (Jn 6, 56). Dans l’Eucharistie, je fais de vous mon corps, de sorte que vous participiez à ma propre onction spirituelle. C’est ainsi que moi-même je vous instruirai et vous ferai « comprendre les Ecritures ». Je vous aiderai à interpréter les événements de votre vie sur l’horizon de l’histoire du salut, afin que « votre cœur soit brûlant » d’espérance, et que « vos yeux s’ouvrent » sur ma présence à vos côtés. Vous pourrez alors retrouver vos compagnons de route, et leur annoncer vous aussi : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité ! » (Lc 24, 34).


 « Pardon Seigneur d’être si lents à croire. Il n’est pas facile d’intégrer notre foi dans l’ensemble de notre vie : non seulement personnelle et familiale, mais également : économique, sociale et politique. Pourtant tu nous envoies comme des prophètes dans tous les secteurs de la vie des hommes, afin d’y témoigner, à la lumière de ta Parole, du vrai sens de l’histoire. Donne-nous la force d’œuvrer de tout notre cœur pour la promotion des valeurs évangéliques, qui constituent les piliers de la civilisation de l’amour que tu nous demandes de construire ».


Père Joseph-Marie      Famille de saint Joseph

                                                        
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Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Mardi 14 avril 2009
La fraternité Eucharistique de Saâcy est heureuse de vous présenter ce témoignage.La Providence ayant voulu que  Natanael Pingault, fils de Pascal, son épouse Mathilde ,et leur trois enfants ,habitent désormais Saâcy et fassent partie fervente de la communauté paroissiale.
Merci à Pascal d'autoriser cette publication pour l'édification de la Charité.


Pascal Pingault, fondateur de la communauté du Pain de vie, anarchiste " soixante-huitard ", convertit en se prosternant devant la Sainte Hostie, cherchait un lieu pour accueillir les pauvres de notre société. Un jour, pendant l’adoration, il fut bouleversé par le passage de l’évangile de Jean, où Marie Madeleine oint les pieds du Christ avec un parfum précieux : " des pauvres, vous en aurez toujours, mais moi vous ne m’aurez pas toujours. " (Jn 12, 8) " J’ai compris que c’était une prophétie pour l’Eglise persécutée, et pour la nôtre, lorsque sa présence eucharistique nous serait enlevée… Le Seigneur veut sans doute qu’on commence à l’adorer jour et nuit, Lui d’abord. Des pauvres vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Je comprenais l’urgence qu’il y avait à adorer Jésus dans le mystère de la Rencontre. C’était à force d’expérimenter sa présence dans l’Eucharistie que nous pourrions Le découvrir, L’adorer aussi dans nos frères les hommes, dans les pauvres surtout. C’est à force d’avoir vécu de l’Eucharistie et en sa Présence que nous pourrions affronter ces temps d’intense pauvreté que seront les derniers temps, avec les angoisses et les blasphèmes des hommes, avec leurs peurs, leurs énormes péchés et leur refus de Dieu. C’est à force d’avoir contemplé jour et nuit son Corps exposé que nos yeux en seraient brûlés de lumière et que les hommes qui le cherchent en serait éblouis et croiraient. Oui, il était temps maintenant de remplir cette mission que le Seigneur nous avait assignée et de commencer à ou prosterner jour et nuit devant Lui. Je découvris en même temps que le plus pauvre, c’était Lui et qu’il désirait que nous prenions beaucoup de temps auprès de Lui avant de nous laisser entreprendre quelque apostolat que ce soit, et surtout auprès des pauvres. " Depuis cette instant la communauté commença l’adoration perpétuelle et obtint une maison pour accueillir les pauvres. Dieu avait remis de l’ordre dans les priorités : " Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit : voilà le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. " (Mt 22, 38-39)

Pascal Pingeaut, Fioretti du Pain de Vie, Le Sarment-Fayard, 1986, p79-80
Extrait du site Adoperp.com
                                                                     


Que nous dit l'Eglise aujourd'hui, par la parole issue de La Parole , de notre Saint père

Benoît XVI : approfondir l'adoration eucharistique


Le 13 mars 2009 - (E.S.M.) - Ce matin, dans la Salle du Consistoire du Palais Apostolique du Vatican, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en Audience les participants à l'Assemblée Plénière de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Synthèse du discours du Saint-Père
Le 13 mars 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le Pape Benoît XVI a reçu ce midi l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui s'est intéressée à l'adoration eucharistique. Cette réflexion collégiale, a-t-il dit, "permettra d'identifier, dans les limites de compétence du dicastère, les solutions liturgiques et pastorales que l'Eglise peut développer pour promouvoir la foi dans la Présence Réelle...et garantir sa dimension d'adoration à l'Eucharistie. La doctrine de la transsubstantiation des espèces et la Présence Réelle, qui sont déjà d'évidences vérités de foi dans l'Evangile, ont été confirmées par les Pères de l'Eglise".

Rappelant ensuite que "l'adoration eucharistique doit conduire à être en union avec le Christ vivant puis avec son corps mystique", Benoît XVI a répété ce qu'il disait lors de la Journée mondiale de la jeunesse 2005: "Dieu n'est pas seulement devant nous comme un être totalement différent. Il est en nous et nous en lui. Sa dynamique, qui nous pénètre, entend se propager aux autres et s'étendre au monde, afin que son amour devienne effectivement la mesure dominatrice de l'humanité entière". Dans cette perspective, a ajouté le Pape, "je rappelais aux jeunes que l'on vit dans l'Eucharistie la transformation fondamentale de la violence en amour, de la mort en vie, ce qui entraîne toutes les autres transformations".

Puis le Saint-Père a souligné l'importance d'un renouveau de l'adoration eucharistique, qui "sera possible par le biais d'une meilleure connaissance du mystère eucharistique, en fidélité à la Tradition et à l'amélioration de la pratique liturgique des communautés". Il a salué l'intérêt porté par l'assemblée sur la formation des baptisés, "avec une attention particulière pour les séminaristes, de manière à ce que grandisse en eux un authentique esprit d'adoration eucharistique. En revalorisant trois pratiques pénitentielles de la tradition biblique et chrétienne, la prière, l'aumône et le jeûne, nous nous encouragerons les uns les autres à redécouvrir et vivre le jeûne comme une préparation à l'Eucharistie, comme une arme spirituelle contre notre égoïsme, et pas simplement comme un exercice d'ascèse".

Sources
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 13.03.2009 - T/Benoît XVI
Par jean
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Vendredi 13 mars 2009




« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil » (Joël 2, 12).
Une fois encore le Seigneur nous invite à prendre la route vers à la maison du Père, la maison du Bonheur. Le temps du Carême est un « chemin d’authentique conversion à l’amour du Christ », nous dit Benoît XVI dans son message. La conversion est un chemin où l’homme doit choisir de s’engager, on ne se converti pas malgré soi ! Cette dynamique de cheminement libre est le fondement du Carême. « Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant sa voix, t’attachant à lui ; car là est ta vie » (Dt 30, 19-20). Il s’agit donc de choisir la vie !
Le Carême n’est pas d’abord un temps de pénitence ou d’exploits ascétiques, il est fondamentalement un temps baptismal. C’était pour l’Eglise primitive le temps de préparation des catéchumènes qui devaient recevoir le baptême en la Nuit très Sainte de Pâques. C’est pour nous, aujourd’hui, un temps pour reprendre pied dans la vie nouvelle à laquelle le Christ nous a rendu participant par le mystère de sa mort et de sa résurrection.
« Revenez à moi » et « laissez-vous réconcilier avec Dieu » tel est l’appel que le Seigneur nous adresse aujourd’hui. Benoît XVI souligne que « la réponse que le Seigneur désire ardemment de notre part est avant tout d’accueillir son amour et de se laisser attirer par lui ». Lorsqu’un homme part en voyage, il doit savoir où il va. Ainsi en est-il du Carême. Avant tout, le Carême est un voyage spirituel et sa destination est Pâques. Dans le mystère pascal est manifesté en plénitude le don de la vie nouvelle que Dieu nous a fait. Cette vie nous a été donnée au jour du baptême où, comme le dit saint Paul, « nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4).
Ainsi le Carême est marqué par notre désir de vivre davantage, de nous libérer de tout ce qui nous empêche de vivre. C’est le sens de la pénitence et de la mortification chrétienne : renoncer, avec l’aide de Dieu, aux chaînes de l’idolâtrie qui empêchent de vivre. « Ouvre-moi les portes de la pénitence, ô Toi qui donnes la Vie » (Tropaire de Carême de la liturgie orthodoxe). Jésus insiste dans son enseignement sur la primauté de l’attitude de la personne plutôt que sur les actes. A quoi bon faire l’aumône si le but est de se faire voir des hommes, à quoi bon prier si l’on se souci davantage du spectacle que de Celui à qui l’on s’adresse, à quoi bon jeûner si cela n’exprime pas une attitude du cœur devant Dieu… Tous ces « à quoi bon » ne sont pas un rejet de l’ascèse mais un rappel de sa juste place dans la l’existence chrétienne.
L’Evangile dit d’abord ce que nous devons être avant de codifier ce que nous devons faire ! Avant de se demander quel effort de Carême mettre en œuvre, il faut se poser la question de sa relation à Dieu. « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret » (Mt 6, 6). Là dans le secret du cœur, l’homme n’est jamais seul. Au fond de notre cœur, il y a une Source où coule l’Eau et le Sang que le Christ a répandu pour tous les hommes. La Source peut être ensablée, voir recouverte de tous les immondices de nos péchés, elle demeure pourtant là. L’amour de Dieu demeure à jamais… c’est cela qui fait souffrir l’homme pécheur qui refuse de se laisser aimer par Dieu. L’amour de Dieu ne passera jamais.
Dans la lumière de cet amour, nos efforts pour exprimer notre foi trouvent leur juste sens. La pénitence, la prière et le partage incarnent notre réponse à l’amour premier de Dieu. « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile », à la Bonne Nouvelle de la Vie offerte à tous dans le mystère pascal et renouvelée dans la célébration de l’Eucharistie. A partir de ce mystère nous pourrons comprendre en vérité l’exigence de l’amour du prochain, un amour reçu de Dieu que nous devons « répandre autour de nous dans chaque geste et dans chaque parole » (Benoît XVI).
Comme le Père miséricordieux, le Seigneur attend notre retour, il a soif que nous ayons soif de son amour. Si nous avons foi en cet amour nous verrons des merveilles… l’effort de notre conversion c’est d’accueillir le Royaume de Dieu comme un enfant – comme celui qui se laisse surprendre par la force de la douceur de Dieu !
« Le Carême, écrit encore notre Pape, est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l’amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour ‘redonner’ au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement nous pourrons participer pleinement à la joie de Pâques ».

fr. Thierry Joseph Carmel de Montpellier
Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Mercredi 25 février 2009
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