"La Guérison spirituelle propose une démarche qui, recherchant le sens de la Vie, part de la maladie et entend mener le lecteur jusqu’à la guérison, aussi bien du corps que de l’esprit qui sont inséparables l’un de l’autre".


Compassion divine

On comprendra alors que La Guérison spirituelle puisse se lire en filigrane comme un essai de renouvellement du regard chrétien sur son Maître. Ainsi, à l’exemple de l’infatigable dispensateur des béatitudes du Royaume, mises à notre disposition dès maintenant, dénonce-t-il toute complaisance à l’égard du dolorisme, de cette démarche consistant à croire qu’il faut souffrir pour vivre, dévoiement d’autant plus grave lorsqu’il prétend se fonder sur la Croix du Christ, insinuant ainsi que le soulagement d’autrui consisterait à se charger soi-même d’une souffrance supplémentaire, comme prendre sur soi un châtiment, alors même que la Passion du Christ «est avant toute chose, une Compassion divine : une mise à la disposition des hommes d’une sensibilité ouverte aux dimensions de la conscience divine, c’est-à-dire le don d’une sensibilité de l’Esprit, seule capable de convertir en force de vie tout ce qui s’attaque ou résiste aux forces de la vie. Cette souffrance du Christ est une souffrance d’incarnation divine, récapitulant toute la déchirure de l’être-au-monde du genre humain afin de convertir toute souffrance de mort en une puissance invincible de vie».
La compassion telle qu’elle est ici comprise ne saurait alors être produite par aucune attitude extérieure manifestant de la sollicitude ou de l’aide : bien au-delà de la bonne action ou d’une émotion cordiale, elle trouve son lieu de vérité et son expression juste «dans le retrait de soi qui accorde à l’autre cette place ineffable que Dieu accorde en lui-même à l’homme». C’est que le processus de guérison tout comme sa mise en œuvre accorde, là aussi à l’instar de Jésus-Christ, maître en relations vivifiantes, une place essentielle au «miracle de la rencontre» avec autrui. C’est en effet cette expérience de la relation «qui configure le plus fidèlement le vivant au mouvement natif de la vie. La vie s’édifie dans et par la relation (…). L’expérience de la guérison ne s’enclenche que si le malade accepte de faire courageusement face à un syndrome plus fondamental : celui de sa solitude. Dans la rencontre avec autrui se libère l’essence même de l’énergie thérapeutique de la vie».
En définitive, et au risque de surprendre l’auteur lui-même, on pourrait dire que La Guérison sprituelle du P. Maxime Gimenez est un véritable essai christologique – une christologie qui ne serait ni haute ni basse mais appartiendrait à la troisième dimension, celle de la profondeur ! Mais qu’y-a-t-il d’étonnant à ce qu’une œuvre se proposant de tracer un chemin dans le mystère de la Vie, ne rencontre et n’approfondisse sans cesse davantage la rencontre avec Celui qui est «le chemin, la vérité et la Vie» (Jn 14, 6) ?
Fr. Irénée (O.S.B)


                                                                                                     


Le Saint-Père Benoît XVI a reçu en fin de matinée, samedi, les participants à la Conférence internationale organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé (15-17 novembre), auxquels il a dit que l'attention pastorale pour les personnes âgées malades constitue un aspect fondamental de cette pastorale. Qui accompagne ces personnes en arrive à se demander si "l'existence d'une personne âgée et malade a encore un sens dans des conditions aussi précaires. Pourquoi continuer à défendre la vie quand les effets de la maladie deviennent aussi dramatiques et ne pas accepter plutôt l'euthanasie comme une libération? Est-il possible de vivre la maladie comme une expérience humaine à assumer avec patience et courage?".

Après avoir rappelé que "la mentalité de la rentabilité" considère les personnes âgées qui souffrent comme "un poids et un problème pour la société", Benoît XVI a affirmé la nécessité de recourir aux soins palliatifs quand nécessaire même s'ils ne guérissent pas. Mais les malades ont également besoin "des indispensables soins cliniques" ainsi que de "compréhension, de réconfort et d'encouragement et d'accompagnements constants".

"Les personnes âgées -a t-il poursuivi- doivent en particulier être aidées à vivre humainement et en toute conscience les derniers moments de l'existence terrestre pour se préparer sereinement à la mort, qui , comme nous chrétiens le savons, est un passage vers l'étreinte du Père céleste, pleine de tendresse et miséricorde".

Le Saint-Père a ensuite rappelé l'importance de l'accueil des familles qui doivent se charger des personnes âgées avec "affection et reconnaissance", et permettre ainsi aux malades de "se préparer à la mort, chez eux, dans un climat de chaleur familiale". D'autre part, lors de recours aux structures sanitaires, "dans les moments les plus difficiles, le malade doit être encouragé à trouver la force pour affronter cette dure épreuve dans la prière et le réconfort des sacrements. Il doit être entouré de frères dans la foi, prêts à l'écouter et à partager ses sentiments. Voilà le vrai objectif de la pastorale des personnes âgées, spécialement quand elles sont malades, d'autant plus si gravement malades".

Benoît XVI a alors rappelé "l'exemplaire témoignage de foi et de courage" de Jean-Paul II pendant sa maladie, et son appel aux scientifiques et médecins "à s'engager dans la recherche pour prévenir et guérir les maladies liées à la vieillesse sans jamais céder à la tentation de recourir aux pratiques abrégeant la vie de la personne âgée et malade, pratiques qui seraient en fait des formes d'euthanasie".

"La vie de l'homme est don de Dieu -a t-il ajouté- et nous sommes tous appelés à toujours en prendre soin. Un engagement général pour le respect de la vie est nécessaire dans le hôpitaux catholiques comme dans tout établissement de soins".

Le Pape a conclu en rappelant que "Jésus en mourant sur la Croix, a donné à la souffrance humaine une valeur et un sens transcendants. Les croyants sont invités à ne jamais perdre la sérénité face à la souffrance et la maladie, parce que rien, pas même la mort. Ne peut nous séparer de l'amour du Christ. En lui et avec lui, nous pouvons affronter et dominer toute épreuve physique et spirituelle, et c'est justement dans les moments de plus grande faiblesse que nous pouvons faire l'expérience des fruits de la Rédemption".

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Un code éthique pour les scientifiques : Intervention du Saint-Siège à l’UNESCO

 Nous reprenons ci-dessous le texte du discours prononcé le 11 octobre dernier à Paris, par l’Observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Francesco Follo, à la 175ème session du Comité exécutif de l’UNESCO concernant le débat sur l’opportunité d’élaborer une déclaration internationale sur l’éthique scientifique (Point 13), distribué ce samedi par la salle de presse du Saint-Siège.

* * *

Monsieur le Président,

Il est important de saluer le rôle que joue la COMEST au sein de l’UNESCO pour la promotion d’une réflexion éthique dans le domaine des sciences et de la technologie au plan de la communauté scientifique internationale. On ne peut que vouloir favoriser l’universalité et l’effectivité de normes éthiques dans ces domaines tant les enjeux sur l’environnement et le devenir du genre humain sont importants. Vouloir élaborer un code éthique de conduite à l’intention des scientifiques est donc une intention louable. Mais quelle est la faisabilité d’un tel projet lorsque la démarche proposée reste principalement inductive grâce à la création d’un Observatoire de l’éthique ? On consulte les experts sur ce qu’ils font déjà, sur les questions auxquelles ils sont confrontés, on analyse les codes de conduite et de déontologie déjà existants, on s’accorde pour que les règles ne puissent pas compromettre les recherches et les financements publics et en même temps utiles pour sauvegarder la liberté du chercheur face à des pressions in-éthiques, on veut respecter les différences culturelles des pays et en même temps élaborer des normes au plan international. Bref, il s’agit encore une fois d’une œuvre titanesque d’analyse de l’existant sans qu’une réflexion plus fondamentale sur l’exigence universelle du respect de l’être humain ne soit menée pour fonder l’universalité des principes moraux qui doivent lier la communauté scientifique.

Le point faible de la multiplication des morales sectorielles que nous développons actuellement, c’est de réduire les problèmes moraux à des questions purement éthico-techniques et d’oublier la question de l’universalité des normes proposées. Seule une éthique philosophique fondamentale devrait nous conduire à désigner ce qui est effectivement humanisant pour toute l’humanité et par voie de conséquences ce que les scientifiques ne peuvent pas faire. Mais pour cela il faut accepter de redonner un rôle à la philosophie dans nos programmes éthiques.
C’est la philosophie qui permet de clarifier ce qui est en jeu dans la question de la validité des modèles, théories utilisées par la science et l’éthique. Elle aide l’une et l’autre à reconnaître plus adéquatement comment leurs projets respectifs rencontrent le problème de la vérité. Or, la marque de la vérité de l’humain, même si elle résulte d’une prise de conscience historique, ne saurait être relativisée. La crise de la normativité éthique est à chercher en amont, dans les présupposés philosophiques et anthropologiques rarement explicités
dans les débats des éthiques appliquées. Si l’éthique ne veut pas devenir positiviste, elle ne peut donc pas se passer d’une base de réflexion, de la voie d’accès au sens et à la vérité qu’est la philosophie.

Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre attention.


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« La santé est une tension vers l’harmonie et vers Dieu »,
affirme le cardinal Lozano Barragan

Intervenant à Rome, au Meeting national des médecins et agents de la santé

 Samedi 23 septembre à eu lieu à Rome, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Pastorale des services de la Santé, le Meeting national des médecins et agents de la santé sur le thème « La médecine pour l’homme ».

La rencontre a été également l’occasion de présenter et inaugurer le « Cours de perfectionnement en hyperthermie clinique » de l’Université Tor Vergata de Rome, dirigé par le Prof. Guiseppe M. Pigliucci.

Ce cours universitaire pour médecins, institué l’an dernier, propose une expérience scientifique et thérapeutique particulière et qualifiée dans le domaine de la multidisciplinarité et dans l’approche intégrée aux soins des malades du cancer.

Intervenant dans le cadre de ce congrès, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la santé, a expliqué que « l’hyperthermie peut-être suscitée artificiellement dans des régions déterminées du corps, grâce à l’utilisation d’appareils à radiofréquence particuliers constituant la technique thérapeutique de l’hyperthermie oncologique ». Voilà la raison pour laquelle le cours a pour objectif spécifique « d’aider le patient atteint de néoplasie à surmonter cette dure maladie ».

Le président du dicastère Vatican a rappelé que « la tumeur est désormais pratiquement la première cause de décès dans les pays développés » et que depuis 1990 « on a heureusement constaté que 50% des malades atteints de néoplasie peuvent guérir s’ils suivent un traitement adapté ».

Le cardinal Lozano Barragan a apprécié « l’approche à dimension humaine » des organisateurs du congrès et a soutenu, en particulier, l’idée d’« étudier la question non pas de manière froide mais dans la chaleur de l’éthique, qui a comme point de référence l’homme ».

Parlant des malades du cancer, le cardinal a précisé que « la maladie est souvent comparée à une sentence de mort pour ceux qui en sont frappés ».

A ce propos, la cardinal Lozano Barragan a souligné que « la santé est une tension vers l’harmonie » c’est-à-dire, « l’harmonie physique, psychique, sociale et spirituelle et pas seulement l’absence de maladies ».

« Lorsque cette harmonie est bouleversée, la santé est bouleversée à son tour – a-t-il précisé – lorsque l’on combat la discordance, on construit la santé ».

Selon le cardinal pour « combattre le déséquilibre causé par la néoplasie, il faut construire la santé véritable », ce qui signifie « ne pas considérer seulement le déséquilibre physique lié à la croissance désordonnée des cellules oncologiques, mais l’homme intégral dans sa tension vers la plénitude de l’harmonie qui nous guide toujours, à la fin, vers le Seigneur ».

« Cela – a conclu le cardinal – signifie considérer l’ensemble à la lumière de l’éthique de l’homme ».




























Par jean
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Mercredi 20 mai 2009
                                                           resurection-copie-1.jpg                                                                       

 Deux mille ans après, et malgré tous les efforts déployés pour classer le dossier, « l’affaire Jésus » est toujours à l’ordre du jour. Quelque chose résiste… ou quelqu’un ?
Pour s’en assurer, il faudrait pouvoir prendre de la hauteur, afin de saisir d’un seul regard, toute l’épaisseur de l’histoire. Alors seulement nous pourrions découvrir celui qui la conduit secrètement vers son terme. Une navette spatiale ne nous serait d’aucune utilité : il faudrait plutôt parvenir à épouser le regard de Dieu sur les événements enchevêtrés, pour saisir le « fil rouge » qui leur donne du sens en les reliant à une origine et en les orientant vers une fin.
 - « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’on dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
 Avouons-le : nous sommes jaloux de ces disciples qui reçoivent une telle catéchèse du Seigneur lui-même ! Mais voilà que Jésus nous répond :
 - « Si vous relisez les Ecritures, en partant de Moïse et des prophètes, vous y découvrirez vous aussi tout ce qui me concerne. »
 - Mais Seigneur, « comment pourrions-nous comprendre s’il n’y a personne pour nous guider ? » (Ac 8, 31).
 - J’ai envoyé sur vous d’auprès du Père l’Esprit de vérité (cf. Jn 14, 17) : c’est lui qui vous introduira dans la vérité tout entière (cf. Jn 16, 13) en ouvrant vos cœurs à l’intelligence des Ecritures (cf. Lc 24, 45).
 - Et que devons-nous faire pour être renouvelés dans l’Esprit Saint ? Où irons-nous puiser le don d’intelligence pour pouvoir lire notre histoire et celle du monde à la lumière de la Révélation ?
                                             
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 - « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui » (Jn 6, 56). Dans l’Eucharistie, je fais de vous mon corps, de sorte que vous participiez à ma propre onction spirituelle. C’est ainsi que moi-même je vous instruirai et vous ferai « comprendre les Ecritures ». Je vous aiderai à interpréter les événements de votre vie sur l’horizon de l’histoire du salut, afin que « votre cœur soit brûlant » d’espérance, et que « vos yeux s’ouvrent » sur ma présence à vos côtés. Vous pourrez alors retrouver vos compagnons de route, et leur annoncer vous aussi : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité ! » (Lc 24, 34).


 « Pardon Seigneur d’être si lents à croire. Il n’est pas facile d’intégrer notre foi dans l’ensemble de notre vie : non seulement personnelle et familiale, mais également : économique, sociale et politique. Pourtant tu nous envoies comme des prophètes dans tous les secteurs de la vie des hommes, afin d’y témoigner, à la lumière de ta Parole, du vrai sens de l’histoire. Donne-nous la force d’œuvrer de tout notre cœur pour la promotion des valeurs évangéliques, qui constituent les piliers de la civilisation de l’amour que tu nous demandes de construire ».


Père Joseph-Marie      Famille de saint Joseph

                                                        
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Mardi 14 avril 2009
La fraternité Eucharistique de Saâcy est heureuse de vous présenter ce témoignage.La Providence ayant voulu que  Natanael Pingault, fils de Pascal, son épouse Mathilde ,et leur trois enfants ,habitent désormais Saâcy et fassent partie fervente de la communauté paroissiale.
Merci à Pascal d'autoriser cette publication pour l'édification de la Charité.


Pascal Pingault, fondateur de la communauté du Pain de vie, anarchiste " soixante-huitard ", convertit en se prosternant devant la Sainte Hostie, cherchait un lieu pour accueillir les pauvres de notre société. Un jour, pendant l’adoration, il fut bouleversé par le passage de l’évangile de Jean, où Marie Madeleine oint les pieds du Christ avec un parfum précieux : " des pauvres, vous en aurez toujours, mais moi vous ne m’aurez pas toujours. " (Jn 12, 8) " J’ai compris que c’était une prophétie pour l’Eglise persécutée, et pour la nôtre, lorsque sa présence eucharistique nous serait enlevée… Le Seigneur veut sans doute qu’on commence à l’adorer jour et nuit, Lui d’abord. Des pauvres vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Je comprenais l’urgence qu’il y avait à adorer Jésus dans le mystère de la Rencontre. C’était à force d’expérimenter sa présence dans l’Eucharistie que nous pourrions Le découvrir, L’adorer aussi dans nos frères les hommes, dans les pauvres surtout. C’est à force d’avoir vécu de l’Eucharistie et en sa Présence que nous pourrions affronter ces temps d’intense pauvreté que seront les derniers temps, avec les angoisses et les blasphèmes des hommes, avec leurs peurs, leurs énormes péchés et leur refus de Dieu. C’est à force d’avoir contemplé jour et nuit son Corps exposé que nos yeux en seraient brûlés de lumière et que les hommes qui le cherchent en serait éblouis et croiraient. Oui, il était temps maintenant de remplir cette mission que le Seigneur nous avait assignée et de commencer à ou prosterner jour et nuit devant Lui. Je découvris en même temps que le plus pauvre, c’était Lui et qu’il désirait que nous prenions beaucoup de temps auprès de Lui avant de nous laisser entreprendre quelque apostolat que ce soit, et surtout auprès des pauvres. " Depuis cette instant la communauté commença l’adoration perpétuelle et obtint une maison pour accueillir les pauvres. Dieu avait remis de l’ordre dans les priorités : " Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit : voilà le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. " (Mt 22, 38-39)

Pascal Pingeaut, Fioretti du Pain de Vie, Le Sarment-Fayard, 1986, p79-80
Extrait du site Adoperp.com
                                                                     


Que nous dit l'Eglise aujourd'hui, par la parole issue de La Parole , de notre Saint père

Benoît XVI : approfondir l'adoration eucharistique


Le 13 mars 2009 - (E.S.M.) - Ce matin, dans la Salle du Consistoire du Palais Apostolique du Vatican, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en Audience les participants à l'Assemblée Plénière de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Synthèse du discours du Saint-Père
Le 13 mars 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le Pape Benoît XVI a reçu ce midi l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui s'est intéressée à l'adoration eucharistique. Cette réflexion collégiale, a-t-il dit, "permettra d'identifier, dans les limites de compétence du dicastère, les solutions liturgiques et pastorales que l'Eglise peut développer pour promouvoir la foi dans la Présence Réelle...et garantir sa dimension d'adoration à l'Eucharistie. La doctrine de la transsubstantiation des espèces et la Présence Réelle, qui sont déjà d'évidences vérités de foi dans l'Evangile, ont été confirmées par les Pères de l'Eglise".

Rappelant ensuite que "l'adoration eucharistique doit conduire à être en union avec le Christ vivant puis avec son corps mystique", Benoît XVI a répété ce qu'il disait lors de la Journée mondiale de la jeunesse 2005: "Dieu n'est pas seulement devant nous comme un être totalement différent. Il est en nous et nous en lui. Sa dynamique, qui nous pénètre, entend se propager aux autres et s'étendre au monde, afin que son amour devienne effectivement la mesure dominatrice de l'humanité entière". Dans cette perspective, a ajouté le Pape, "je rappelais aux jeunes que l'on vit dans l'Eucharistie la transformation fondamentale de la violence en amour, de la mort en vie, ce qui entraîne toutes les autres transformations".

Puis le Saint-Père a souligné l'importance d'un renouveau de l'adoration eucharistique, qui "sera possible par le biais d'une meilleure connaissance du mystère eucharistique, en fidélité à la Tradition et à l'amélioration de la pratique liturgique des communautés". Il a salué l'intérêt porté par l'assemblée sur la formation des baptisés, "avec une attention particulière pour les séminaristes, de manière à ce que grandisse en eux un authentique esprit d'adoration eucharistique. En revalorisant trois pratiques pénitentielles de la tradition biblique et chrétienne, la prière, l'aumône et le jeûne, nous nous encouragerons les uns les autres à redécouvrir et vivre le jeûne comme une préparation à l'Eucharistie, comme une arme spirituelle contre notre égoïsme, et pas simplement comme un exercice d'ascèse".

Sources
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 13.03.2009 - T/Benoît XVI
Par jean
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Vendredi 13 mars 2009




« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil » (Joël 2, 12).
Une fois encore le Seigneur nous invite à prendre la route vers à la maison du Père, la maison du Bonheur. Le temps du Carême est un « chemin d’authentique conversion à l’amour du Christ », nous dit Benoît XVI dans son message. La conversion est un chemin où l’homme doit choisir de s’engager, on ne se converti pas malgré soi ! Cette dynamique de cheminement libre est le fondement du Carême. « Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant sa voix, t’attachant à lui ; car là est ta vie » (Dt 30, 19-20). Il s’agit donc de choisir la vie !
Le Carême n’est pas d’abord un temps de pénitence ou d’exploits ascétiques, il est fondamentalement un temps baptismal. C’était pour l’Eglise primitive le temps de préparation des catéchumènes qui devaient recevoir le baptême en la Nuit très Sainte de Pâques. C’est pour nous, aujourd’hui, un temps pour reprendre pied dans la vie nouvelle à laquelle le Christ nous a rendu participant par le mystère de sa mort et de sa résurrection.
« Revenez à moi » et « laissez-vous réconcilier avec Dieu » tel est l’appel que le Seigneur nous adresse aujourd’hui. Benoît XVI souligne que « la réponse que le Seigneur désire ardemment de notre part est avant tout d’accueillir son amour et de se laisser attirer par lui ». Lorsqu’un homme part en voyage, il doit savoir où il va. Ainsi en est-il du Carême. Avant tout, le Carême est un voyage spirituel et sa destination est Pâques. Dans le mystère pascal est manifesté en plénitude le don de la vie nouvelle que Dieu nous a fait. Cette vie nous a été donnée au jour du baptême où, comme le dit saint Paul, « nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4).
Ainsi le Carême est marqué par notre désir de vivre davantage, de nous libérer de tout ce qui nous empêche de vivre. C’est le sens de la pénitence et de la mortification chrétienne : renoncer, avec l’aide de Dieu, aux chaînes de l’idolâtrie qui empêchent de vivre. « Ouvre-moi les portes de la pénitence, ô Toi qui donnes la Vie » (Tropaire de Carême de la liturgie orthodoxe). Jésus insiste dans son enseignement sur la primauté de l’attitude de la personne plutôt que sur les actes. A quoi bon faire l’aumône si le but est de se faire voir des hommes, à quoi bon prier si l’on se souci davantage du spectacle que de Celui à qui l’on s’adresse, à quoi bon jeûner si cela n’exprime pas une attitude du cœur devant Dieu… Tous ces « à quoi bon » ne sont pas un rejet de l’ascèse mais un rappel de sa juste place dans la l’existence chrétienne.
L’Evangile dit d’abord ce que nous devons être avant de codifier ce que nous devons faire ! Avant de se demander quel effort de Carême mettre en œuvre, il faut se poser la question de sa relation à Dieu. « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret » (Mt 6, 6). Là dans le secret du cœur, l’homme n’est jamais seul. Au fond de notre cœur, il y a une Source où coule l’Eau et le Sang que le Christ a répandu pour tous les hommes. La Source peut être ensablée, voir recouverte de tous les immondices de nos péchés, elle demeure pourtant là. L’amour de Dieu demeure à jamais… c’est cela qui fait souffrir l’homme pécheur qui refuse de se laisser aimer par Dieu. L’amour de Dieu ne passera jamais.
Dans la lumière de cet amour, nos efforts pour exprimer notre foi trouvent leur juste sens. La pénitence, la prière et le partage incarnent notre réponse à l’amour premier de Dieu. « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile », à la Bonne Nouvelle de la Vie offerte à tous dans le mystère pascal et renouvelée dans la célébration de l’Eucharistie. A partir de ce mystère nous pourrons comprendre en vérité l’exigence de l’amour du prochain, un amour reçu de Dieu que nous devons « répandre autour de nous dans chaque geste et dans chaque parole » (Benoît XVI).
Comme le Père miséricordieux, le Seigneur attend notre retour, il a soif que nous ayons soif de son amour. Si nous avons foi en cet amour nous verrons des merveilles… l’effort de notre conversion c’est d’accueillir le Royaume de Dieu comme un enfant – comme celui qui se laisse surprendre par la force de la douceur de Dieu !
« Le Carême, écrit encore notre Pape, est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l’amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour ‘redonner’ au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement nous pourrons participer pleinement à la joie de Pâques ».

fr. Thierry Joseph Carmel de Montpellier
Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Mercredi 25 février 2009
Outre les heures habituelles d'adoration Eucharistique  ( jeudi et vendredi de 18h à 24h ) La paroisse de Saacy sur Marne propose dorénavant l'adoration nocturne chaque premier vendredi du mois de 18h à 8h le samedi.
Elle est effective depuis le vendredi  06 Février.

Par jean - Publié dans : présentation
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Lundi 23 février 2009
                                                         JOYEUX  ET SAINT NOEL
                                                        1babyjesustableshmn7.jpg



 Saint Jean de la Croix

 Carme espagnol du 16ème siècle, mystique, chantre de l'Amour de Dieu, il est aussi un poète reconnu dans son pays et dans le monde entier. Il nous a laissé en particulier deux romances (genre poétique) tout à fait d'actualité en ces jours où nous nous préparons à vivre le grand mystère de Noël, naissance de Dieu dans notre monde.



               Romance VII - De l'Incarnation

        Or, étant advenu le temps où se faire convenait
        Le rachat de l'épouse qui en rude joug servait,

       Dessous la loi que lui départit Moïse,
       Le Père, en tendre amour, disait en cette guise :

       Tu vois bien, Fils, que J'avais fait ton épouse à ta semblance
       Semblable à Toi, à Toi elle a bonne convenance.

       Mais elle diffère en la chair qui en ton être simple n'est admise.
       Or en les parfaites amours, cette loi est requise :

       Que l'ami se fasse semblable à l'aimé,
       Car plus grande semblance, plus grand délice tient caché.

       Et sans doute en ton épouse, le délice grandement croîtrait,      
       Si comme elle vêtu de chair elle Te voyait.

       Et le Fils répondait : Ma volonté est la Tienne,
       Et ma seule gloire que Ta volonté soit la Mienne.

       A Moi convient, Père, ce qu'a dit Ton Altesse,
       Car, de cette guise, mieux se verra ta tendresse.

       Se verront ta grande puissance, justice et sapience.
       J'irai les dire au monde et lui baillerai science
       De ta beauté et douceur et magnificence.

       J'irai chercher mon épouse et sur Moi prendrai
       Ses fatigues et travaux où tant elle peinait.

       Et afin qu'elle vive, pour elle Je mourrai,
       Et la tirant de la fosse, à Toi je la rendrai.



                      Romance VIII - Suite

       Lors, Il appela un archange à qui Gabriel nom était,
       Et l'envoya à une pucelle qui Marie se nommait.

       Laquelle consentante, se faisait le mystère,
       Au sein de qui la Trinité vêtit le Verbe de chair.

       Les Trois cette oeuvre firent : mais en un seul elle se fit.
       Et incarné demeure le Verbe au sein de Marie.

       Et Lui qui n'avait qu'un Père eut depuis une Mère,
       Mais tant différente de celle qui d'homme concevrait !

       Car de ses seules entrailles Il recevait sa chair,
       Ce par quoi Fils de Dieu et Fils de l'homme Il Se disait.

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Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous,

 et nous avons contemplé sa gloire,
 gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique,
 plein de grâce et de vérité.” (JEAN 1 14)

La joie de l’adoration : L’auteur de ces méditations,le Père Martin Lucia, est engagé dans l’apostolat pour la promotion de l’Adoration Perpétuelle. Il a publié d’autres séries de prières et méditations. Celles-ci sont fondées sur les mystères du Rosaire. Il est vraiment approprié de nous unir à la Sainte Mère de Jésus pour passer du temps de manière profitable en étroite communion avec Lui. Elle L’a connu sur terre plus intimement et tendrement que n’importe quel mortel de tous les temps. Elle veut amener chacun de nous à Le connaître, à L’aimer et à être uni avec Lui au ciel.


Lorsque vous adorez Jésus en compagnie de Marie, priez aussi pour la propagation de l’Adoration Perpétuelle dans davantage de paroisses et d’institutions.



 “Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur.” (LUC 1 47)
 La Sainte Eucharistie est la continuation de l’incarnation du Christ sur terre.
 Avec le mystère de l’Eucharistie, c’est Noël tous les jours.
 Lorsque nous venons au Saint Sacrement, nous venons à Bethléem
 dont le nom signifie ‘maison du pain.’
 Jésus choisit de naître à Bethléem car il voulait demeurer parmi nous
 pour toujours comme “le Pain vivant descendu du ciel.” (JEAN 6 51)
 Lorsque les bergers et les mages viennent l’adorer,
 leur humble visite à Bethléem lui cause une telle joie
 qu’elle fut louée et racontée à travers les siècles.
 Dieu n’a cessé de louer les mages pour avoir honoré son Fils à Bethléem.
 Ainsi votre humble visite aujourd’hui à Jésus au Saint Sacrement
 lui cause une telle joie qu’on la racontera pendant l’éternité,
 et elle rapprochera le jour où Jésus instaurera sa paix promise sur terre.
 Notre privilège de venir l’adorer aujourd’hui est aussi grand
 que celui de Marie, de Joseph, des bergers et des mages
 car Jésus continue son incarnation sur terre.
 Ici, Jésus nous donne Son Cœur éperdu d’amour pour nous.
 l’Eucharistie est la continuelle expression
 de l’amour pur et parfait de Dieu pour l’homme.
 Le Verbe se fait chair de nouveau et demeure parmi nous,
 voilé sous les espèces de l’Hostie Sacrée, où le même Jésus,
 né il y a deux mille ans comme un petit bébé à Bethléem
 est véritablement, réellement, corporellement
 et personnellement présent
 pour nous au Très Saint Sacrement.
Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Mercredi 24 décembre 2008
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1. Si nous célébrons dévotement la venue du Seigneur nous ne faisons que ce que nous devons, car non-seulement il est venu vers nous, mais il est venu pour nous, lui qui n'a pas besoin de nos biens. La grandeur de la grâce qu'il nous fait montre assez quelle était notre indigence. Car, si on juge de la gravité d'une maladie par ce qu'il en coûte pour la guérir, on reconnaît le nombre des maladies à guérir par le nombre même des remèdes auxquels il a fallu recourir. Pourquoi y aurait-il diversité de grâces s'il n'y avait pas diversité de besoins? Il est difficile de passer en revue dans un seul discours toutes les misères dont nous sommes atteints, mais il s'en présente trois à mon esprit qui nous sont communes à tous et qu'on peut en quelque sorte regarder comme nos principales misères. Il n'y a personne parmi nous qui ne semble quelquefois avoir besoin de conseil, d'aide et d'assistance, car ce triple besoin est général au genre humain tout entier, et tous tant que nous sommes, qui vivons à l'ombre de la mort, dans un   corps faible et dans le séjour de la tentation, si nous voulons y réfléchir sérieusement, nous verrons que nous sommes misérablement atteints de ce triple mal. En effet nous sommes faibles à la séduction, mous dans l'action, et sans force pour la résistance. Si nous voulons discerner entre le bien et le mal, nous nous trompons; si nous tentons de faire le bien, nous défaillons; et si nous entreprenons de résister au mal nous sommes renversés et vaincus.
2. Voilà ce qui rendait la venue du Seigneur nécessaire, et ce qui faisait de sa présence un besoin pour les hommes, dans l'état où ils se trouvaient. Dieu veuille que, par l'abondance de sa grâce, non-seulement il vienne, mais qu'il habite en nous par la foi, pour dissiper nos ténèbres par l'éclat de sa lumière; qu'il demeure en nous pour aider notre faiblesse et qu'il résiste pour nous afin de couvrir et de protéger notre fragilité. En effet, s'il est en nous, qui est-ce qui pourra nous induire en erreur? S'il est avec nous, de quoi ne serons-nous point capables en celui qui nous fortifie? Enfin s'il est pour nous, qui sera contre nous ? C'est un conseiller fidèle qui ne peut ni nous tromper ni se tromper, c'est un aide puissant qui ne connait point la fatigue, un protecteur efficace qui peut mettre Satan lui-même sous nos pieds et briser sa puissance, car il n'est rien moins que la sagesse même de Dieu qui peut. quand elle veut, instruire les ignorants: Il est la vertu de Dieu, qui soutient sans peine ceux qui faiblissent et les tire du danger. Aussi, mes frères, toutes les fois que nous avons besoin d'un conseil, recourrons à ce maître; dans toutes nos actions invoquons ce puissant auxiliaire; et dans tous les assauts que nous avons à soutenir, remettons le salut de nos âmes entre les mains de ce sûr défenseur. Il n'est venu dans le monde que pour s'y trouver dans les hommes, avec les hommes et pour les hommes, afin de dissiper nos ténèbres, alléger nos fatigues et écarter les dangers qui nous menacent.
 
Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Lundi 8 décembre 2008
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Allez avec confiance au Saint-Sacrement, ouvriers de la paix et de la liberté. Le Roi qu'il vous faut, n'est-ce pas un Roi désarmé qui ne s'impose pas à vous par la force. Un Roi sans glaive, qui ne compte que sur vos consciences, et dont le simple service, libre et volontaire, suffit pour régler et purifier nos moeurs, améliorer progressivement les institutions sociales. Il nous faut un Roi qui laisse pleine liberté à ses sujets, à qui 1'on fasse hommage d'une obéissance si volontaire et si intime, un Roi dont le Règne soit si doux, qu'on puisse dire, en un sens, qu'il ne gouverne pas, mais que le Règne appartient à ceux qui le servent: SERVIR DIEU, C’EST REGNER

« Nous ne craignons pas de l'affirmer, le culte de l'Exposition est le besoin de notre temps... Il est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt, parce qu'elle n'a plus de centre de vérité et de charité. Plus de vie de famille: chacun s'isole, se concentre, veut se suffire. La dissolution est imminente. Mais la société renaîtra, pleine de vigueur, quand tous ses membres viendront se joindre autour de Notre Emmanuel. Les rapports d'esprit se réformeront tout naturellement, sous une vérité commune : les liens de l'amitié vraie et forte se renoueront sous l'action d'un même amour. » Et un peu plus loin : « Le grand mal du temps, c'est qu'on ne va pas à Jésus-Christ. On délaisse le seul fondement, la seule loi, la seule grâce de salut. »

« Remonter à la source de la vie, à Jésus, et non pas seulement à Jésus de passage en Judée, ou à Jésus glorifié dans le Ciel, mais encore et surtout à Jésus dans l'Eucharistie.  Il le faut faire sortir de sa retraite, pour qu'il se mette de nouveau à la tête de nos sociétés chrétiennes, qu'il dirigera, qu'il sauvera. Il faut Lui reconstruire un palais, un trône royal, une cour de fidèles serviteurs, une famille d'amis, un peuple d'adorateurs. »

SAINT PIERRE JULIEN EYMARD
Par jean - Publié dans : ANNEE LITURGIQUE
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Lundi 17 novembre 2008
Enfin, un petit reportage photo de notre fête des malades du 1 juin 2008.
Merci à notre ami photographe Robert Corne pour tout son travail.

 


           
                                                













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Départ de la procession, sous un ciel clément.
Les bannières des 9 clochers en tête.












                                                                        














                       
reposoir pour un temps de prière: écoute de la Parole, temps d'adoration.














     



















        Père Piotr, notre curé
  et père Bruce LC .
merci à nos amis légionnaires,présents chaque année.                                                                                                                                
















    
















                                                                          

                                                            


 Concluons en citant cette magnifique méditation du saint père après la procession eucharistique à Lourdes en cette même année 2008.

 Habituellement, la procession eucharistique qui a lieu quotidiennement à 17h, débute de la prairie pour se terminer à la basilique Saint Pie X, par un temps d'adoration devant le Saint-Sacrement et la bénédiction des malades. Aujourd'hui, c'est le Saint-Sacrement qui a processionné au milieu des fidèles rassemblés sur la prairie puis le Saint Sacrement a été placé sur l'Arche d'Alliance, comme cela s'est déroulé lors du congrès eucharistique de Québec en juin dernier. Le pape Benoît XVI a conclu la procession eucharistique par les paroles ci-dessous.

Paroles du Saint-Père Benoît XVI :

Seigneur Jésus, tu es là !
Et vous, mes frères, mes soeurs, mes amis,
Vous êtes là, avec moi, devant Lui !
Seigneur, voici deux mille ans, tu as accepté de monter sur une Croix d'infamie pour ensuite ressusciter et demeurer à jamais avec nous (...) tes frères, tes soeurs !

Et vous, mes frères, mes soeurs, mes amis,
Vous acceptez de vous laisser saisir par Lui.
Nous Le contemplons.
Nous L'adorons.
Nous L'aimons. Nous cherchons à L'aimer davantage.
Nous contemplons Celui qui, au cours de son repas pascal, a donné son Corps et son Sang à ses disciples, pour être avec eux « tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Lui, par qui « tout a été fait » (Jn 1, 3), Lui en qui nous avons été créés, pour l'éternité, Lui qui nous a donné son propre Corps et son propre Sang, Il est là, ce soir, devant nous, offert à nos regards.

Nous aimons - et nous cherchons à aimer davantage - Celui qui est là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions peut-être, à notre amour.

Que nous marchions - ou que nous soyons cloués sur un lit de souffrance, que nous marchions dans la joie - ou que nous soyons dans le désert de l'âme (cf. Nb 21, 5), Seigneur, prends-nous tous dans ton Amour : dans l'Amour infini, qui est éternellement Celui du Père pour le Fils et du Fils pour le Père, celui du Père et du Fils pour l'Esprit, et de l'Esprit pour le Père et pour le Fils.

L'Hostie Sainte exposée à nos yeux dit cette Puissance infinie de l'Amour manifestée sur la Croix glorieuse. L'Hostie Sainte nous dit l'incroyable abaissement de Celui qui s'est fait pauvre pour nous faire riches de Lui, Celui qui a accepté de tout perdre pour nous gagner à son Père. L'Hostie Sainte est le Sacrement vivant, efficace de la présence éternelle du Sauveur des hommes à son Église.

Mes frères, mes soeurs, mes amis,

Acceptons, acceptez de vous offrir à Celui qui nous a tout donné, qui est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (cf. Jn 3, 17), acceptez de reconnaître la présence agissante en vos vies de Celui qui est ici présent, exposé à nos regards. Acceptez de Lui offrir vos propres vies!

Marie, la Vierge sainte, Marie, l'Immaculée Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d'offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie ; tout est venu par Marie, même le Christ.

Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le Corps de son Fils, cent cinquante ans après s'être révélée à la petite Bernadette.

Vierge sainte, aidez-nous à contempler, aidez-nous à adorer, aidez-nous à aimer, à aimer davantage Celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec Lui.


Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés, tout près de cette grotte bénie et devant cette église voulue par la Vierge Marie ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont contemplé, vénéré, adoré, la présence réelle de Celui qui s'est donné à nous jusqu'à sa dernière goutte de sang ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont passé des heures à L'adorer dans le Très Saint Sacrement de l'autel.

Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d'entre nous : Viens, laisse-toi appeler par le Maître ! Il est là ! Il t'appelle (cf. Jn 11, 28) ! Il veut prendre ta vie et l'unir à la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de Lui et des autres ; regarde l'infinie distance qu'Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te prend ; dans ses blessures, II t'y cache (...), ne te refuse pas à son Amour !

La foule immense de témoins qui s'est laissée saisir par son Amour, c'est la foule des saints du ciel qui ne cessent d'intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la Vie sur la mort. Saint Pierre-Julien Eymard nous dit tout, lorsqu'il s'écrie : « La sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur » ( Sermons et instructions paroissiales d'après 1856, 4-2,1. De la méditation).

Jésus-Christ passé, dans la vérité historique de la soirée au cénacle, où nous ramène toute célébration de la sainte Messe.

Jésus-Christ présent, parce qu'il nous dit : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, ceci est mon sang ». « Ceci EST », au présent, ici et maintenant, comme dans tous les ici et maintenant de l'histoire des hommes. Présence réelle, présence qui dépasse nos pauvres lèvres, nos pauvres coeurs, nos pauvres pensées. Présence offerte à nos regards comme ici, ce soir, près de cette grotte où Marie s'est révélée comme l'Immaculée Conception.

L'Eucharistie est aussi Jésus-Christ futur, Jésus-Christ à venir. Lorsque nous contemplons l'Hostie Sainte, son Corps de gloire transfiguré et ressuscité, nous contemplons ce que nous contemplerons dans l'éternité, en y découvrant le monde entier porté par son Créateur à chaque seconde de son histoire. Chaque fois que nous Le mangeons, mais aussi chaque fois que nous Le contemplons, nous L'annonçons, jusqu'à ce qu'Il revienne, « donec veniat ». C'est pourquoi nous Le recevons avec un infini respect.

Certains parmi nous ne peuvent pas ou ne peuvent pas encore Le recevoir dans le Sacrement, mais ils peuvent Le contempler avec foi et amour, et exprimer le désir de pouvoir s'unir à Lui. C'est un désir qui a une grande valeur aux yeux de Dieu. Ceux-ci attendent son retour avec plus d'ardeur ; Ils attendent Jésus-Christ à venir.

Lorsqu'une amie de Bernadette lui posa la question le lendemain de sa première communion : « De quoi as-tu été la plus heureuse : de la première communion ou des apparitions ? », Et Bernadette répondit : « Ce sont deux choses qui vont ensemble, mais ne peuvent être comparées - J'ai été heureuse dans les deux » (Emmanuélite Estrade, 4 juin 1858). Et son curé témoignait à l'Évêque de Tarbes au sujet de sa première communion : « Bernadette fut d'un grand recueillement, d'une attention qui ne laissait rien à désirer ... Elle apparaissait bien pénétrée de l'action sainte qu'elle faisait. Tout se développe en elle d'une façon étonnante ».

Avec Pierre-Julien Eymard et avec Bernadette, nous invoquons le témoignage de tant et tant de saints et de saintes qui ont eu pour la sainte Eucharistie le plus grand amour. Nicolas Cabasilas s'écrie et nous dit ce soir : « Si le Christ demeure en nous, de quoi avons-nous besoin ? Que nous manque-t-il ? Si nous demeurons en Christ, que pouvons-nous désirer de plus ? Il est notre hôte et notre demeure. Heureux sommes-nous d'être Sa maison ! Quelle joie d'être nous-mêmes la demeure d'un tel habitant ! » (La vie en Jésus-Christ, IV, 6).

Le bienheureux Charles de Foucauld est né en 1858, l'année même des apparitions de Lourdes. Non loin de son corps raidi par la mort, se trouvait, comme le grain de blé jeté à terre, la lunule contenant le Saint-Sacrement que frère Charles adorait chaque jour durant de longues heures. Le Père de Foucauld nous livre la prière de l'intime de son coeur, une prière adressée à notre Père, mais qu'avec Jésus nous pouvons en toute vérité faire nôtre devant la Sainte Hostie:

« Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains ».


« C'est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé... Puisse-t-elle être la nôtre, et qu'elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :

Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m'abandonne à Vous ; mon Père, faites de moi ce qu'il Vous plaira ; quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ; merci de tout ; je suis prêt à tout, j'accepte tout ; je Vous remercie de tout. Pourvu que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre coeur aime, je ne désire rien d'autre, mon Dieu ; je remets mon âme entre Vos mains ; je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur, parce que je Vous aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre Vos mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père » (Méditation sur les Saints Évangiles).

Frères et soeurs bien-aimés, pèlerins d'un jour et habitants de ces vallées, frères évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses, vous tous qui voyez devant vous l'infini abaissement du Fils de Dieu et la gloire infinie de la Résurrection, restez en silence et adorez votre Seigneur, notre Maître et Seigneur Jésus le Christ. Restez en silence, puis parlez et dites au monde : nous ne pouvons plus taire ce que nous savons. Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu, présent à chaque moment de nos vies, en tout lieu de la terre. Que Dieu nous bénisse et nous garde, qu'Il nous conduise sur le chemin de la vie éternelle, Lui qui est la Vie, pour les siècles des siècles. Amen.

Par jean - Publié dans : Evènements
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Lundi 27 octobre 2008
 

mercredi 1er octobre 2008

"Vous serez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, et vous puiserez avec délice à l’abondance de sa gloire" Is. 66, 10-14
"Je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère" Ps 130, 2
"Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux" Mt 18, 1- 4



Préparez votre âme à La Rencontre du Mercredi 1er octobre 2008

La confiance absolue dans l’Amour
Fête de Thérèse de Lisieux
Comment devenir avec Thérèse de Lisieux un petit enfant, si ce n’est par l’apprentissage de la confiance. Comprendre la place de la confiance pour la sainte de Lisieux requiert de la situer dans le déroulement même de sa vie. En effet, Thérèse, a voulu choisir la vraie vie ou le « vrai de la vie » en raison même de sa psychologie, marquée par une profonde blessure d’amour. Celle-ci a été causée par une blessure d’abandon lors du décès précoce de sa maman et par les séparations qu’elle a dû supporter par la suite avec ses « mères » de remplacement, sa nourrice Rose, puis ses deux sœurs Pauline et Marie.
     Blessure d’abandon et blessure de séparation seront transfigurées chez elle par sa recherche de Dieu en un « vivre d’amour et aimer jusqu’à mourir d’amour » vécu à travers la figure (défigurée) de Jésus Christ : Thérèse veut l’aimer – « c’est ton Amour Jésus que je réclame » – et « le faire aimer », lui qui n’est « qu’amour et miséricorde ». La confiance dans l’Amour de Dieu est l’axe de sa (re)construction – à la fois psychologique et spirituelle – et de son chemin de sainteté. L’important pour Thérèse est d’insérer la confiance en l’Amour comme un élément fondateur de toute action : j’agis parce que j’ai confiance en l’Amour, je fais confiance donc j’agis par amour. Elle peut alors s’écrier : « Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’amour ».

Il y a là toute une inversion à la logique intellectualiste et occidentale de Descartes pour qui tout passe par la pensée : cogito ergo sum, je pense donc je suis. Avec la théologienne de l’Amour, la confiance prend la place de la pensée : j’ai confiance en Dieu, donc je suis en aimant. Pourquoi ? si ce n’est parce que la confiance réalise l’impossible : « Ne nous lassons pas de prier, dit-elle, la confiance fait des miracles ». En ce jour de sa fête, faisons confiance à l’Amour – toujours plus grand – et demandons tout à Dieu – par l’intercession de Thérèse – afin de faire de notre vie un miracle de l’Amour.
 

 
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006

www.feuetlumiere.org



Par jean - Publié dans : figures Eucharistiques
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Mercredi 1 octobre 2008
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