"La Guérison spirituelle propose une démarche qui, recherchant le sens de la Vie, part de la maladie et entend mener
le lecteur jusqu’à la guérison, aussi bien du corps que de l’esprit qui sont inséparables l’un de l’autre".
Compassion divine
On comprendra alors que La Guérison spirituelle puisse se lire en filigrane comme un essai de renouvellement du regard chrétien sur son Maître. Ainsi, à l’exemple de l’infatigable dispensateur des
béatitudes du Royaume, mises à notre disposition dès maintenant, dénonce-t-il toute complaisance à l’égard du dolorisme, de cette démarche consistant à croire qu’il faut souffrir pour vivre,
dévoiement d’autant plus grave lorsqu’il prétend se fonder sur la Croix du Christ, insinuant ainsi que le soulagement d’autrui consisterait à se charger soi-même d’une souffrance supplémentaire,
comme prendre sur soi un châtiment, alors même que la Passion du Christ «est avant toute chose, une Compassion divine : une mise à la disposition des hommes d’une sensibilité ouverte aux dimensions
de la conscience divine, c’est-à-dire le don d’une sensibilité de l’Esprit, seule capable de convertir en force de vie tout ce qui s’attaque ou résiste aux forces de la vie. Cette souffrance du
Christ est une souffrance d’incarnation divine, récapitulant toute la déchirure de l’être-au-monde du genre humain afin de convertir toute souffrance de mort en une puissance invincible de
vie».
La compassion telle qu’elle est ici comprise ne saurait alors être produite par aucune attitude extérieure manifestant de la sollicitude ou de l’aide : bien au-delà de la bonne action ou d’une
émotion cordiale, elle trouve son lieu de vérité et son expression juste «dans le retrait de soi qui accorde à l’autre cette place ineffable que Dieu accorde en lui-même à l’homme». C’est que le
processus de guérison tout comme sa mise en œuvre accorde, là aussi à l’instar de Jésus-Christ, maître en relations vivifiantes, une place essentielle au «miracle de la rencontre» avec autrui.
C’est en effet cette expérience de la relation «qui configure le plus fidèlement le vivant au mouvement natif de la vie. La vie s’édifie dans et par la relation (…). L’expérience de la guérison ne
s’enclenche que si le malade accepte de faire courageusement face à un syndrome plus fondamental : celui de sa solitude. Dans la rencontre avec autrui se libère l’essence même de l’énergie
thérapeutique de la vie».
En définitive, et au risque de surprendre l’auteur lui-même, on pourrait dire que La Guérison sprituelle du P. Maxime Gimenez est un véritable essai christologique – une christologie qui ne serait
ni haute ni basse mais appartiendrait à la troisième dimension, celle de la profondeur ! Mais qu’y-a-t-il d’étonnant à ce qu’une œuvre se proposant de tracer un chemin dans le mystère de la Vie, ne
rencontre et n’approfondisse sans cesse davantage la rencontre avec Celui qui est «le chemin, la vérité et la Vie» (Jn 14, 6) ?
Fr. Irénée (O.S.B)
Le Saint-Père Benoît XVI a reçu en fin de matinée, samedi, les participants à la Conférence internationale organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé (15-17 novembre),
auxquels il a dit que l'attention pastorale pour les personnes âgées malades constitue un aspect fondamental de cette pastorale. Qui accompagne ces personnes en arrive à se demander si "l'existence
d'une personne âgée et malade a encore un sens dans des conditions aussi précaires. Pourquoi continuer à défendre la vie quand les effets de la maladie deviennent aussi dramatiques et ne pas
accepter plutôt l'euthanasie comme une libération? Est-il possible de vivre la maladie comme une expérience humaine à assumer avec patience et courage?".
Après avoir rappelé que "la mentalité de la rentabilité" considère les personnes âgées qui souffrent comme "un poids et un problème pour la société", Benoît XVI a affirmé la nécessité de recourir
aux soins palliatifs quand nécessaire même s'ils ne guérissent pas. Mais les malades ont également besoin "des indispensables soins cliniques" ainsi que de "compréhension, de réconfort et
d'encouragement et d'accompagnements constants".
"Les personnes âgées -a t-il poursuivi- doivent en particulier être aidées à vivre humainement et en toute conscience les derniers moments de l'existence terrestre pour se préparer sereinement à la
mort, qui , comme nous chrétiens le savons, est un passage vers l'étreinte du Père céleste, pleine de tendresse et miséricorde".
Le Saint-Père a ensuite rappelé l'importance de l'accueil des familles qui doivent se charger des personnes âgées avec "affection et reconnaissance", et permettre ainsi aux malades de "se préparer
à la mort, chez eux, dans un climat de chaleur familiale". D'autre part, lors de recours aux structures sanitaires, "dans les moments les plus difficiles, le malade doit être encouragé à trouver la
force pour affronter cette dure épreuve dans la prière et le réconfort des sacrements. Il doit être entouré de frères dans la foi, prêts à l'écouter et à partager ses sentiments. Voilà le vrai
objectif de la pastorale des personnes âgées, spécialement quand elles sont malades, d'autant plus si gravement malades".
Benoît XVI a alors rappelé "l'exemplaire témoignage de foi et de courage" de Jean-Paul II pendant sa maladie, et son appel aux scientifiques et médecins "à s'engager dans la recherche pour prévenir
et guérir les maladies liées à la vieillesse sans jamais céder à la tentation de recourir aux pratiques abrégeant la vie de la personne âgée et malade, pratiques qui seraient en fait des formes
d'euthanasie".
"La vie de l'homme est don de Dieu -a t-il ajouté- et nous sommes tous appelés à toujours en prendre soin. Un engagement général pour le respect de la vie est nécessaire dans le hôpitaux
catholiques comme dans tout établissement de soins".
Le Pape a conclu en rappelant que "Jésus en mourant sur la Croix, a donné à la souffrance humaine une valeur et un sens transcendants. Les croyants sont invités à ne jamais perdre la sérénité face
à la souffrance et la maladie, parce que rien, pas même la mort. Ne peut nous séparer de l'amour du Christ. En lui et avec lui, nous pouvons affronter et dominer toute épreuve physique et
spirituelle, et c'est justement dans les moments de plus grande faiblesse que nous pouvons faire l'expérience des fruits de la Rédemption".
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Un code éthique pour les scientifiques : Intervention du Saint-Siège à l’UNESCO
Nous reprenons ci-dessous le texte du discours prononcé le 11 octobre dernier à Paris, par l’Observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Francesco Follo, à la 175ème session du Comité exécutif
de l’UNESCO concernant le débat sur l’opportunité d’élaborer une déclaration internationale sur l’éthique scientifique (Point 13), distribué ce samedi par la salle de presse du Saint-Siège.
* * *
Monsieur le Président,
Il est important de saluer le rôle que joue la COMEST au sein de l’UNESCO pour la promotion d’une réflexion éthique dans le domaine des sciences et de la technologie au plan de la communauté
scientifique internationale. On ne peut que vouloir favoriser l’universalité et l’effectivité de normes éthiques dans ces domaines tant les enjeux sur l’environnement et le devenir du genre humain
sont importants. Vouloir élaborer un code éthique de conduite à l’intention des scientifiques est donc une intention louable. Mais quelle est la faisabilité d’un tel projet lorsque la démarche
proposée reste principalement inductive grâce à la création d’un Observatoire de l’éthique ? On consulte les experts sur ce qu’ils font déjà, sur les questions auxquelles ils sont confrontés, on
analyse les codes de conduite et de déontologie déjà existants, on s’accorde pour que les règles ne puissent pas compromettre les recherches et les financements publics et en même temps utiles pour
sauvegarder la liberté du chercheur face à des pressions in-éthiques, on veut respecter les différences culturelles des pays et en même temps élaborer des normes au plan international. Bref, il
s’agit encore une fois d’une œuvre titanesque d’analyse de l’existant sans qu’une réflexion plus fondamentale sur l’exigence universelle du respect de l’être humain ne soit menée pour fonder
l’universalité des principes moraux qui doivent lier la communauté scientifique.
Le point faible de la multiplication des morales sectorielles que nous développons actuellement, c’est de réduire les problèmes moraux à des questions purement éthico-techniques et d’oublier la
question de l’universalité des normes proposées. Seule une éthique philosophique fondamentale devrait nous conduire à désigner ce qui est effectivement humanisant pour toute l’humanité et par voie
de conséquences ce que les scientifiques ne peuvent pas faire. Mais pour cela il faut accepter de redonner un rôle à la philosophie dans nos programmes éthiques.
C’est la philosophie qui permet de clarifier ce qui est en jeu dans la question de la validité des modèles, théories utilisées par la science et l’éthique. Elle aide l’une et l’autre à reconnaître
plus adéquatement comment leurs projets respectifs rencontrent le problème de la vérité. Or, la marque de la vérité de l’humain, même si elle résulte d’une prise de conscience historique, ne
saurait être relativisée. La crise de la normativité éthique est à chercher en amont, dans les présupposés philosophiques et anthropologiques rarement explicités dans les débats des éthiques appliquées. Si l’éthique ne veut pas devenir positiviste, elle ne peut donc pas se passer d’une base de
réflexion, de la voie d’accès au sens et à la vérité qu’est la philosophie.
Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre attention.
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« La santé est une tension vers l’harmonie et vers Dieu », affirme le cardinal Lozano Barragan
Intervenant à Rome, au Meeting national des médecins et agents de la santé
Samedi 23 septembre à eu lieu à Rome, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Pastorale des services de la Santé, le Meeting national des médecins et agents de la santé sur le thème «
La médecine pour l’homme ».
La rencontre a été également l’occasion de présenter et inaugurer le « Cours de perfectionnement en hyperthermie clinique » de l’Université Tor Vergata de Rome, dirigé par le Prof. Guiseppe M.
Pigliucci.
Ce cours universitaire pour médecins, institué l’an dernier, propose une expérience scientifique et thérapeutique particulière et qualifiée dans le domaine de la multidisciplinarité et dans
l’approche intégrée aux soins des malades du cancer.
Intervenant dans le cadre de ce congrès, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la santé, a expliqué que « l’hyperthermie peut-être
suscitée artificiellement dans des régions déterminées du corps, grâce à l’utilisation d’appareils à radiofréquence particuliers constituant la technique thérapeutique de l’hyperthermie oncologique
». Voilà la raison pour laquelle le cours a pour objectif spécifique « d’aider le patient atteint de néoplasie à surmonter cette dure maladie ».
Le président du dicastère Vatican a rappelé que « la tumeur est désormais pratiquement la première cause de décès dans les pays développés » et que depuis 1990 « on a heureusement constaté que 50%
des malades atteints de néoplasie peuvent guérir s’ils suivent un traitement adapté ».
Le cardinal Lozano Barragan a apprécié « l’approche à dimension humaine » des organisateurs du congrès et a soutenu, en particulier, l’idée d’« étudier la question non pas de manière froide mais
dans la chaleur de l’éthique, qui a comme point de référence l’homme ».
Parlant des malades du cancer, le cardinal a précisé que « la maladie est souvent comparée à une sentence de mort pour ceux qui en sont frappés ».
A ce propos, la cardinal Lozano Barragan a souligné que « la santé est une tension vers l’harmonie » c’est-à-dire, « l’harmonie physique, psychique, sociale et spirituelle et pas seulement
l’absence de maladies ».
« Lorsque cette harmonie est bouleversée, la santé est bouleversée à son tour – a-t-il précisé – lorsque l’on combat la discordance, on construit la santé ».
Selon le cardinal pour « combattre le déséquilibre causé par la néoplasie, il faut construire la santé véritable », ce qui signifie « ne pas considérer seulement le déséquilibre physique lié à la
croissance désordonnée des cellules oncologiques, mais l’homme intégral dans sa tension vers la plénitude de l’harmonie qui nous guide toujours, à la fin, vers le Seigneur ».
« Cela – a conclu le cardinal – signifie considérer l’ensemble à la lumière de l’éthique de l’homme ».
Par jean
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Mercredi 20 mai 2009
JOYEUX ET SAINT NOEL
Saint Jean de la Croix
Carme espagnol du 16ème siècle, mystique, chantre de
l'Amour de Dieu, il est aussi un poète reconnu dans son pays et dans le monde entier. Il nous a laissé en particulier deux romances (genre poétique) tout à fait d'actualité en ces jours où nous
nous préparons à vivre le grand mystère de Noël, naissance de Dieu dans notre monde.
Romance VII - De l'Incarnation
Or, étant advenu le temps
où se faire convenait
Le rachat de l'épouse qui en rude joug servait,
Dessous la loi que lui
départit Moïse,
Le Père, en tendre amour, disait en cette guise :
Tu vois bien, Fils, que
J'avais fait ton épouse à ta semblance
Semblable à Toi, à Toi elle a bonne convenance.
Mais elle diffère en la
chair qui en ton être simple n'est admise.
Or en les parfaites amours, cette loi est requise :
Que l'ami se fasse semblable
à l'aimé,
Car plus grande semblance, plus grand délice tient caché.
Et sans doute en ton épouse,
le délice grandement croîtrait,
Si comme elle vêtu de chair elle Te voyait.
Et le Fils répondait : Ma
volonté est la Tienne,
Et ma seule gloire que Ta volonté soit la Mienne.
A Moi convient, Père, ce
qu'a dit Ton Altesse,
Car, de cette guise, mieux se verra ta tendresse.
Se verront ta grande
puissance, justice et sapience.
J'irai les dire au monde et lui baillerai science
De ta beauté et douceur et magnificence.
J'irai chercher mon épouse
et sur Moi prendrai
Ses fatigues et travaux où tant elle peinait.
Et afin qu'elle vive, pour
elle Je mourrai,
Et la tirant de la fosse, à Toi je la rendrai.
Romance VIII - Suite
Lors, Il appela un archange
à qui Gabriel nom était,
Et l'envoya à une pucelle qui Marie se nommait.
Laquelle consentante, se
faisait le mystère,
Au sein de qui la Trinité vêtit le Verbe de chair.
Les Trois cette oeuvre
firent : mais en un seul elle se fit.
Et incarné demeure le Verbe au sein de Marie.
Et Lui qui n'avait qu'un
Père eut depuis une Mère,
Mais tant différente de celle qui d'homme concevrait !
Car de ses seules entrailles
Il recevait sa chair,
Ce par quoi Fils de Dieu et Fils de l'homme Il Se disait.
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Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous,
et nous avons contemplé sa gloire,
gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.” (JEAN 1 14)
La joie de l’adoration : L’auteur de ces méditations,le Père Martin Lucia, est engagé dans l’apostolat pour la promotion de l’Adoration Perpétuelle. Il a publié d’autres séries de prières et
méditations. Celles-ci sont fondées sur les mystères du Rosaire. Il est vraiment approprié de nous unir à la Sainte Mère de Jésus pour passer du temps de manière profitable en étroite communion
avec Lui. Elle L’a connu sur terre plus intimement et tendrement que n’importe quel mortel de tous les temps. Elle veut amener chacun de nous à Le connaître, à L’aimer et à être uni avec Lui au
ciel.
Lorsque vous adorez Jésus en compagnie de Marie, priez aussi pour la propagation de l’Adoration Perpétuelle dans davantage de paroisses et d’institutions.
“Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur.”
(LUC 1 47)
La Sainte Eucharistie est la continuation de l’incarnation du Christ sur terre.
Avec le mystère de l’Eucharistie, c’est Noël tous les jours.
Lorsque nous venons au Saint Sacrement, nous venons à Bethléem
dont le nom signifie ‘maison du pain.’
Jésus choisit de naître à Bethléem car il voulait demeurer parmi nous
pour toujours comme “le Pain vivant descendu du ciel.” (JEAN 6 51)
Lorsque les bergers et les mages viennent l’adorer,
leur humble visite à Bethléem lui cause une telle joie
qu’elle fut louée et racontée à travers les siècles.
Dieu n’a cessé de louer les mages pour avoir honoré son Fils à Bethléem.
Ainsi votre humble visite aujourd’hui à Jésus au Saint Sacrement
lui cause une telle joie qu’on la racontera pendant l’éternité,
et elle rapprochera le jour où Jésus instaurera sa paix promise sur terre.
Notre privilège de venir l’adorer aujourd’hui est aussi grand
que celui de Marie, de Joseph, des bergers et des mages
car Jésus continue son incarnation sur terre.
Ici, Jésus nous donne Son Cœur éperdu d’amour pour nous.
l’Eucharistie est la continuelle expression
de l’amour pur et parfait de Dieu pour l’homme.
Le Verbe se fait chair de nouveau et demeure parmi nous,
voilé sous les espèces de l’Hostie Sacrée, où le même Jésus,
né il y a deux mille ans comme un petit bébé à Bethléem
est véritablement, réellement, corporellement
et personnellement présent
pour nous au Très Saint Sacrement.
Par jean
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Mercredi 24 décembre 2008
Enfin, un petit reportage photo de notre fête des malades du 1 juin 2008.
Merci à notre ami photographe Robert Corne pour tout son
travail.
.
Départ de la procession, sous un ciel clément.
Les bannières des 9 clochers en tête.
reposoir pour un temps de prière: écoute de la Parole, temps d'adoration.
Père Piotr, notre curé
et père Bruce LC .
merci à nos amis légionnaires,présents chaque année.
Concluons en citant cette magnifique méditation du saint père après la procession eucharistique à Lourdes en cette même année 2008.
Habituellement, la procession eucharistique qui a lieu quotidiennement à 17h, débute de la prairie pour se terminer à la basilique Saint Pie X, par un temps d'adoration devant le
Saint-Sacrement et la bénédiction des malades. Aujourd'hui, c'est le Saint-Sacrement qui a processionné au milieu des fidèles rassemblés sur la prairie puis le Saint Sacrement a été placé sur
l'Arche d'Alliance, comme cela s'est déroulé lors du congrès eucharistique de Québec en juin dernier. Le pape Benoît XVI a conclu la procession eucharistique par les paroles ci-dessous.
Paroles du Saint-Père Benoît XVI :
Seigneur Jésus, tu es là !
Et vous, mes frères, mes soeurs, mes amis,
Vous êtes là, avec moi, devant Lui !
Seigneur, voici deux mille ans, tu as accepté de monter sur une Croix d'infamie pour ensuite ressusciter et demeurer à jamais avec nous (...) tes frères, tes soeurs !
Et vous, mes frères, mes soeurs, mes amis,
Vous acceptez de vous laisser saisir par Lui.
Nous Le contemplons.
Nous L'adorons.
Nous L'aimons. Nous cherchons à L'aimer davantage.
Nous contemplons Celui qui, au cours de son repas pascal, a donné son Corps et son Sang à ses disciples, pour être avec eux « tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).
Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien,
absolument rien ! Lui, par qui « tout a été fait » (Jn 1, 3), Lui en qui nous avons été créés, pour l'éternité, Lui qui nous a donné son propre Corps et son propre Sang, Il est là, ce soir, devant
nous, offert à nos regards.
Nous aimons - et nous cherchons à aimer davantage - Celui qui est là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions peut-être, à notre amour.
Que nous marchions - ou que nous soyons cloués sur un lit de souffrance, que nous marchions dans la joie - ou que nous soyons dans le désert de l'âme (cf. Nb 21, 5), Seigneur, prends-nous tous dans
ton Amour : dans l'Amour infini, qui est éternellement Celui du Père pour le Fils et du Fils pour le Père, celui du Père et du Fils pour l'Esprit, et de l'Esprit pour le Père et pour le Fils.
L'Hostie Sainte exposée à nos yeux dit cette Puissance infinie de l'Amour manifestée sur la Croix glorieuse. L'Hostie Sainte nous dit l'incroyable abaissement de Celui qui s'est fait pauvre pour
nous faire riches de Lui, Celui qui a accepté de tout perdre pour nous gagner à son Père. L'Hostie Sainte est le Sacrement vivant, efficace de la présence éternelle du Sauveur des hommes à son
Église.
Mes frères, mes soeurs, mes amis,
Acceptons, acceptez de vous offrir à Celui qui nous a tout donné, qui est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (cf. Jn 3, 17), acceptez de reconnaître la présence agissante en vos vies
de Celui qui est ici présent, exposé à nos regards. Acceptez de Lui offrir vos propres vies!
Marie, la Vierge sainte, Marie, l'Immaculée
Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d'offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie ; tout est venu par Marie, même le
Christ.
Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le Corps de son Fils, cent cinquante ans après s'être révélée à la petite Bernadette.
Vierge sainte, aidez-nous à contempler, aidez-nous à adorer, aidez-nous à aimer, à aimer davantage Celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec Lui.
Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés, tout près de cette grotte bénie et devant cette église voulue par la Vierge Marie ; la foule de tous ceux et de toutes celles
qui ont contemplé, vénéré, adoré, la présence réelle de Celui qui s'est donné à nous jusqu'à sa dernière goutte de sang ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont passé des heures à
L'adorer dans le Très Saint Sacrement de l'autel.
Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d'entre nous : Viens, laisse-toi appeler par le Maître ! Il est là ! Il t'appelle (cf. Jn 11, 28) !
Il veut prendre ta vie et l'unir à la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de Lui et des autres ; regarde
l'infinie distance qu'Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te
prend ; dans ses blessures, II t'y cache (...), ne te refuse pas à son Amour !
La foule immense de témoins qui s'est laissée saisir par son Amour, c'est la foule des saints du ciel qui ne cessent d'intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont
accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la Vie sur la mort.
Saint Pierre-Julien Eymard nous dit tout, lorsqu'il s'écrie : « La sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur » (
Sermons et instructions paroissiales d'après 1856, 4-2,1. De la méditation).
Jésus-Christ passé, dans la vérité historique de la soirée au cénacle, où nous ramène toute célébration de la sainte Messe.
Jésus-Christ présent, parce qu'il nous dit : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, ceci est mon sang ». « Ceci EST », au présent, ici et maintenant, comme dans tous les ici et maintenant
de l'histoire des hommes. Présence réelle, présence qui dépasse nos pauvres lèvres, nos pauvres coeurs, nos pauvres pensées. Présence offerte à nos regards comme ici, ce soir, près de cette grotte
où Marie s'est révélée comme l'Immaculée Conception.
L'Eucharistie est aussi Jésus-Christ futur, Jésus-Christ à venir. Lorsque nous contemplons l'Hostie Sainte, son Corps de gloire transfiguré et ressuscité, nous contemplons ce que nous contemplerons
dans l'éternité, en y découvrant le monde entier porté par son Créateur à chaque seconde de son histoire. Chaque fois que nous Le mangeons, mais aussi chaque fois que nous Le contemplons, nous
L'annonçons, jusqu'à ce qu'Il revienne, « donec veniat ». C'est pourquoi nous Le recevons avec un infini respect.
Certains parmi nous ne peuvent pas ou ne peuvent pas encore Le recevoir dans le Sacrement, mais ils peuvent Le contempler avec foi et amour, et exprimer le désir de pouvoir s'unir à Lui. C'est un
désir qui a une grande valeur aux yeux de Dieu. Ceux-ci attendent son retour avec plus d'ardeur ; Ils attendent Jésus-Christ à venir.
Lorsqu'une amie de Bernadette lui posa la question le lendemain de sa première communion : « De quoi as-tu été la plus heureuse : de la première communion ou des apparitions ? », Et Bernadette
répondit : « Ce sont deux choses qui vont ensemble, mais ne peuvent être comparées - J'ai été heureuse dans les deux » (Emmanuélite Estrade, 4 juin 1858). Et son curé témoignait à l'Évêque de
Tarbes au sujet de sa première communion : « Bernadette fut d'un grand recueillement, d'une attention qui ne laissait rien à désirer ... Elle apparaissait bien pénétrée de l'action sainte qu'elle
faisait. Tout se développe en elle d'une façon étonnante ».
Avec Pierre-Julien Eymard et avec Bernadette, nous invoquons le témoignage de tant et tant de saints et de saintes qui ont eu pour la sainte Eucharistie le plus grand amour. Nicolas Cabasilas
s'écrie et nous dit ce soir : « Si le Christ demeure en nous, de quoi avons-nous besoin ? Que nous manque-t-il ? Si nous demeurons en Christ, que pouvons-nous désirer de plus ? Il est notre hôte et
notre demeure. Heureux sommes-nous d'être Sa maison ! Quelle joie d'être nous-mêmes la demeure d'un tel habitant ! » (La vie en Jésus-Christ, IV, 6).
Le bienheureux Charles de Foucauld est né en 1858, l'année même des apparitions de Lourdes. Non loin de son corps raidi par la mort, se trouvait, comme le grain de blé
jeté à terre, la lunule contenant le Saint-Sacrement que frère Charles adorait chaque jour durant de longues heures. Le Père de Foucauld nous livre la prière de
l'intime de son coeur, une prière adressée à notre Père, mais qu'avec Jésus nous pouvons en toute vérité faire nôtre devant la Sainte Hostie:
« Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains ».
« C'est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé... Puisse-t-elle être la nôtre, et qu'elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :
Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m'abandonne à Vous ; mon Père, faites de moi ce qu'il Vous plaira ; quoi que Vous fassiez de moi, je Vous
remercie ; merci de tout ; je suis prêt à tout, j'accepte tout ; je Vous remercie de tout. Pourvu que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre volonté se fasse en toutes Vos
créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre coeur aime, je ne désire rien d'autre, mon Dieu ; je remets mon âme entre Vos mains ; je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon
coeur, parce que je Vous aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre Vos mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père » (Méditation sur les
Saints Évangiles).
Frères et soeurs bien-aimés, pèlerins d'un jour et habitants de ces vallées, frères évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses, vous tous qui voyez devant vous l'infini abaissement du Fils
de Dieu et la gloire infinie de la Résurrection, restez en silence et adorez votre Seigneur, notre Maître et Seigneur Jésus le Christ. Restez en silence, puis parlez et dites au monde : nous ne
pouvons plus taire ce que nous savons. Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu, présent à chaque moment de nos vies, en tout lieu de la terre. Que Dieu nous bénisse et nous garde, qu'Il
nous conduise sur le chemin de la vie éternelle, Lui qui est la Vie, pour les siècles des siècles. Amen.
Par jean
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Lundi 27 octobre 2008
mercredi 1er octobre 2008
"Vous serez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, et vous puiserez avec
délice à l’abondance de sa gloire" Is. 66, 10-14
"Je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère" Ps 130, 2
"Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux" Mt 18, 1- 4
Préparez votre âme à La Rencontre du Mercredi 1er octobre 2008
La confiance absolue dans l’Amour
Fête de Thérèse de Lisieux
Comment devenir avec Thérèse de Lisieux un petit enfant, si ce n’est par l’apprentissage de la confiance. Comprendre la place de la confiance pour la sainte de Lisieux requiert de la situer dans le
déroulement même de sa vie. En effet, Thérèse, a voulu choisir la vraie vie ou le « vrai de la vie » en raison même de sa psychologie, marquée par une profonde blessure d’amour. Celle-ci a été
causée par une blessure d’abandon lors du décès précoce de sa maman et par les séparations qu’elle a dû supporter par la suite avec ses « mères » de remplacement, sa nourrice Rose, puis ses deux
sœurs Pauline et Marie.
Blessure d’abandon et blessure de séparation seront transfigurées chez elle par sa recherche de Dieu en un « vivre d’amour et aimer jusqu’à mourir d’amour » vécu à travers
la figure (défigurée) de Jésus Christ : Thérèse veut l’aimer – « c’est ton Amour Jésus que je réclame » – et « le faire aimer », lui qui n’est « qu’amour et miséricorde ». La confiance dans l’Amour
de Dieu est l’axe de sa (re)construction – à la fois psychologique et spirituelle – et de son chemin de sainteté. L’important pour Thérèse est d’insérer la confiance en l’Amour comme un élément
fondateur de toute action : j’agis parce que j’ai confiance en l’Amour, je fais confiance donc j’agis par amour. Elle peut alors s’écrier : « Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’amour
».
Il y a là toute une inversion à la logique intellectualiste et occidentale de Descartes pour qui tout passe par la pensée : cogito ergo sum, je pense donc je suis. Avec la théologienne de l’Amour,
la confiance prend la place de la pensée : j’ai confiance en Dieu, donc je suis en aimant. Pourquoi ? si ce n’est parce que la confiance réalise l’impossible : « Ne nous lassons pas de prier,
dit-elle, la confiance fait des miracles ». En ce jour de sa fête, faisons confiance à l’Amour – toujours plus grand – et demandons tout à Dieu – par l’intercession de Thérèse – afin de faire de
notre vie un miracle de l’Amour.
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006
www.feuetlumiere.org
Par jean
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Publié dans : figures Eucharistiques
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Mercredi 1 octobre 2008
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