mercredi 1er octobre 2008

"Vous serez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, et vous puiserez avec délice à l’abondance de sa gloire" Is. 66, 10-14
"Je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère" Ps 130, 2
"Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux" Mt 18, 1- 4



Préparez votre âme à La Rencontre du Mercredi 1er octobre 2008

La confiance absolue dans l’Amour
Fête de Thérèse de Lisieux
Comment devenir avec Thérèse de Lisieux un petit enfant, si ce n’est par l’apprentissage de la confiance. Comprendre la place de la confiance pour la sainte de Lisieux requiert de la situer dans le déroulement même de sa vie. En effet, Thérèse, a voulu choisir la vraie vie ou le « vrai de la vie » en raison même de sa psychologie, marquée par une profonde blessure d’amour. Celle-ci a été causée par une blessure d’abandon lors du décès précoce de sa maman et par les séparations qu’elle a dû supporter par la suite avec ses « mères » de remplacement, sa nourrice Rose, puis ses deux sœurs Pauline et Marie.
     Blessure d’abandon et blessure de séparation seront transfigurées chez elle par sa recherche de Dieu en un « vivre d’amour et aimer jusqu’à mourir d’amour » vécu à travers la figure (défigurée) de Jésus Christ : Thérèse veut l’aimer – « c’est ton Amour Jésus que je réclame » – et « le faire aimer », lui qui n’est « qu’amour et miséricorde ». La confiance dans l’Amour de Dieu est l’axe de sa (re)construction – à la fois psychologique et spirituelle – et de son chemin de sainteté. L’important pour Thérèse est d’insérer la confiance en l’Amour comme un élément fondateur de toute action : j’agis parce que j’ai confiance en l’Amour, je fais confiance donc j’agis par amour. Elle peut alors s’écrier : « Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’amour ».

Il y a là toute une inversion à la logique intellectualiste et occidentale de Descartes pour qui tout passe par la pensée : cogito ergo sum, je pense donc je suis. Avec la théologienne de l’Amour, la confiance prend la place de la pensée : j’ai confiance en Dieu, donc je suis en aimant. Pourquoi ? si ce n’est parce que la confiance réalise l’impossible : « Ne nous lassons pas de prier, dit-elle, la confiance fait des miracles ». En ce jour de sa fête, faisons confiance à l’Amour – toujours plus grand – et demandons tout à Dieu – par l’intercession de Thérèse – afin de faire de notre vie un miracle de l’Amour.
 

 
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006

www.feuetlumiere.org



Par jean - Publié dans : figures Eucharistiques
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:09
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