fraternité Eucharistique de Saâcy
"La Guérison spirituelle propose une démarche qui, recherchant le sens de la Vie, part de la maladie et entend mener le lecteur jusqu’à la guérison, aussi bien du corps que de l’esprit qui sont inséparables l’un de l’autre".

Compassion divine
On comprendra alors que La Guérison spirituelle puisse se lire en filigrane comme un essai de renouvellement du regard chrétien sur son Maître. Ainsi, à l’exemple de l’infatigable dispensateur des béatitudes du Royaume, mises à notre disposition dès maintenant, dénonce-t-il toute complaisance à l’égard du dolorisme, de cette démarche consistant à croire qu’il faut souffrir pour vivre, dévoiement d’autant plus grave lorsqu’il prétend se fonder sur la Croix du Christ, insinuant ainsi que le soulagement d’autrui consisterait à se charger soi-même d’une souffrance supplémentaire, comme prendre sur soi un châtiment, alors même que la Passion du Christ «est avant toute chose, une Compassion divine : une mise à la disposition des hommes d’une sensibilité ouverte aux dimensions de la conscience divine, c’est-à-dire le don d’une sensibilité de l’Esprit, seule capable de convertir en force de vie tout ce qui s’attaque ou résiste aux forces de la vie. Cette souffrance du Christ est une souffrance d’incarnation divine, récapitulant toute la déchirure de l’être-au-monde du genre humain afin de convertir toute souffrance de mort en une puissance invincible de vie».
La compassion telle qu’elle est ici comprise ne saurait alors être produite par aucune attitude extérieure manifestant de la sollicitude ou de l’aide : bien au-delà de la bonne action ou d’une émotion cordiale, elle trouve son lieu de vérité et son expression juste «dans le retrait de soi qui accorde à l’autre cette place ineffable que Dieu accorde en lui-même à l’homme». C’est que le processus de guérison tout comme sa mise en œuvre accorde, là aussi à l’instar de Jésus-Christ, maître en relations vivifiantes, une place essentielle au «miracle de la rencontre» avec autrui. C’est en effet cette expérience de la relation «qui configure le plus fidèlement le vivant au mouvement natif de la vie. La vie s’édifie dans et par la relation (…). L’expérience de la guérison ne s’enclenche que si le malade accepte de faire courageusement face à un syndrome plus fondamental : celui de sa solitude. Dans la rencontre avec autrui se libère l’essence même de l’énergie thérapeutique de la vie».
En définitive, et au risque de surprendre l’auteur lui-même, on pourrait dire que La Guérison sprituelle du P. Maxime Gimenez est un véritable essai christologique – une christologie qui ne serait ni haute ni basse mais appartiendrait à la troisième dimension, celle de la profondeur ! Mais qu’y-a-t-il d’étonnant à ce qu’une œuvre se proposant de tracer un chemin dans le mystère de la Vie, ne rencontre et n’approfondisse sans cesse davantage la rencontre avec Celui qui est «le chemin, la vérité et la Vie» (Jn 14, 6) ?
Fr. Irénée (O.S.B )

Le Saint-Père Benoît XVI a reçu en fin de matinée, samedi, les participants à la Conférence internationale organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé (15-17 novembre), auxquels il a dit que l'attention pastorale pour les personnes âgées malades constitue un aspect fondamental de cette pastorale. Qui accompagne ces personnes en arrive à se demander si "l'existence d'une personne âgée et malade a encore un sens dans des conditions aussi précaires. Pourquoi continuer à défendre la vie quand les effets de la maladie deviennent aussi dramatiques et ne pas accepter plutôt l'euthanasie comme une libération? Est-il possible de vivre la maladie comme une expérience humaine à assumer avec patience et courage?".
Après avoir rappelé que "la mentalité de la rentabilité" considère les personnes âgées qui souffrent comme "un poids et un problème pour la société", Benoît XVI a affirmé la nécessité de recourir aux soins palliatifs quand nécessaire même s'ils ne guérissent pas. Mais les malades ont également besoin "des indispensables soins cliniques" ainsi que de "compréhension, de réconfort et d'encouragement et d'accompagnements constants".
"Les personnes âgées -a t-il poursuivi- doivent en particulier être aidées à vivre humainement et en toute conscience les derniers moments de l'existence terrestre pour se préparer sereinement à la mort, qui , comme nous chrétiens le savons, est un passage vers l'étreinte du Père céleste, pleine de tendresse et miséricorde".
Le Saint-Père a ensuite rappelé l'importance de l'accueil des familles qui doivent se charger des personnes âgées avec "affection et reconnaissance", et permettre ainsi aux malades de "se préparer à la mort, chez eux, dans un climat de chaleur familiale". D'autre part, lors de recours aux structures sanitaires, "dans les moments les plus difficiles, le malade doit être encouragé à trouver la force pour affronter cette dure épreuve dans la prière et le réconfort des sacrements. Il doit être entouré de frères dans la foi, prêts à l'écouter et à partager ses sentiments. Voilà le vrai objectif de la pastorale des personnes âgées, spécialement quand elles sont malades, d'autant plus si gravement malades".
Benoît XVI a alors rappelé "l'exemplaire témoignage de foi et de courage" de Jean-Paul II pendant sa maladie, et son appel aux scientifiques et médecins "à s'engager dans la recherche pour prévenir et guérir les maladies liées à la vieillesse sans jamais céder à la tentation de recourir aux pratiques abrégeant la vie de la personne âgée et malade, pratiques qui seraient en fait des formes d'euthanasie".
"La vie de l'homme est don de Dieu -a t-il ajouté- et nous sommes tous appelés à toujours en prendre soin. Un engagement général pour le respect de la vie est nécessaire dans le hôpitaux catholiques comme dans tout établissement de soins".
Le Pape a conclu en rappelant que "Jésus en mourant sur la Croix, a donné à la souffrance humaine une valeur et un sens transcendants. Les croyants sont invités à ne jamais perdre la sérénité face à la souffrance et la maladie, parce que rien, pas même la mort. Ne peut nous séparer de l'amour du Christ. En lui et avec lui, nous pouvons affronter et dominer toute épreuve physique et spirituelle, et c'est justement dans les moments de plus grande faiblesse que nous pouvons faire l'expérience des fruits de la Rédemption".
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Un code éthique pour les scientifiques : Intervention du Saint-Siège à l’UNESCO
Nous reprenons ci-dessous le texte du discours prononcé le 11 octobre dernier à Paris, par l’Observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Francesco Follo, à la 175ème session du Comité exécutif de l’UNESCO concernant le débat sur l’opportunité d’élaborer une déclaration internationale sur l’éthique scientifique (Point 13), distribué ce samedi par la salle de presse du Saint-Siège.
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Monsieur le Président,
Il est important de saluer le rôle que joue la COMEST au sein de l’UNESCO pour la promotion d’une réflexion éthique dans le domaine des sciences et de la technologie au plan de la communauté scientifique internationale. On ne peut que vouloir favoriser l’universalité et l’effectivité de normes éthiques dans ces domaines tant les enjeux sur l’environnement et le devenir du genre humain sont importants. Vouloir élaborer un code éthique de conduite à l’intention des scientifiques est donc une intention louable. Mais quelle est la faisabilité d’un tel projet lorsque la démarche proposée reste principalement inductive grâce à la création d’un Observatoire de l’éthique ? On consulte les experts sur ce qu’ils font déjà, sur les questions auxquelles ils sont confrontés, on analyse les codes de conduite et de déontologie déjà existants, on s’accorde pour que les règles ne puissent pas compromettre les recherches et les financements publics et en même temps utiles pour sauvegarder la liberté du chercheur face à des pressions in-éthiques, on veut respecter les différences culturelles des pays et en même temps élaborer des normes au plan international. Bref, il s’agit encore une fois d’une œuvre titanesque d’analyse de l’existant sans qu’une réflexion plus fondamentale sur l’exigence universelle du respect de l’être humain ne soit menée pour fonder l’universalité des principes moraux qui doivent lier la communauté scientifique.
Le point faible de la multiplication des morales sectorielles que nous développons actuellement, c’est de réduire les problèmes moraux à des questions purement éthico-techniques et d’oublier la question de l’universalité des normes proposées. Seule une éthique philosophique fondamentale devrait nous conduire à désigner ce qui est effectivement humanisant pour toute l’humanité et par voie de conséquences ce que les scientifiques ne peuvent pas faire. Mais pour cela il faut accepter de redonner un rôle à la philosophie dans nos programmes éthiques.
C’est la philosophie qui permet de clarifier ce qui est en jeu dans la question de la validité des modèles, théories utilisées par la science et l’éthique. Elle aide l’une et l’autre à reconnaître plus adéquatement comment leurs projets respectifs rencontrent le problème de la vérité. Or, la marque de la vérité de l’humain, même si elle résulte d’une prise de conscience historique, ne saurait être relativisée. La crise de la normativité éthique est à chercher en amont, dans les présupposés philosophiques et anthropologiques rarement explicités dans les débats des éthiques appliquées. Si l’éthique ne veut pas devenir positiviste, elle ne peut donc pas se passer d’une base de réflexion, de la voie d’accès au sens et à la vérité qu’est la philosophie.
Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre attention.
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« La santé est une tension vers l’harmonie et vers Dieu », affirme le cardinal Lozano Barragan
Intervenant à Rome, au Meeting national des médecins et agents de la santé
Samedi 23 septembre à eu lieu à Rome, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Pastorale des services de la Santé, le Meeting national des médecins et agents de la santé sur le thème « La médecine pour l’homme ».
La rencontre a été également l’occasion de présenter et inaugurer le « Cours de perfectionnement en hyperthermie clinique » de l’Université Tor Vergata de Rome, dirigé par le Prof. Guiseppe M. Pigliucci.
Ce cours universitaire pour médecins, institué l’an dernier, propose une expérience scientifique et thérapeutique particulière et qualifiée dans le domaine de la multidisciplinarité et dans l’approche intégrée aux soins des malades du cancer.
Intervenant dans le cadre de ce congrès, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la santé, a expliqué que « l’hyperthermie peut-être suscitée artificiellement dans des régions déterminées du corps, grâce à l’utilisation d’appareils à radiofréquence particuliers constituant la technique thérapeutique de l’hyperthermie oncologique ». Voilà la raison pour laquelle le cours a pour objectif spécifique « d’aider le patient atteint de néoplasie à surmonter cette dure maladie ».
Le président du dicastère Vatican a rappelé que « la tumeur est désormais pratiquement la première cause de décès dans les pays développés » et que depuis 1990 « on a heureusement constaté que 50% des malades atteints de néoplasie peuvent guérir s’ils suivent un traitement adapté ».
Le cardinal Lozano Barragan a apprécié « l’approche à dimension humaine » des organisateurs du congrès et a soutenu, en particulier, l’idée d’« étudier la question non pas de manière froide mais dans la chaleur de l’éthique, qui a comme point de référence l’homme ».
Parlant des malades du cancer, le cardinal a précisé que « la maladie est souvent comparée à une sentence de mort pour ceux qui en sont frappés ».
A ce propos, la cardinal Lozano Barragan a souligné que « la santé est une tension vers l’harmonie » c’est-à-dire, « l’harmonie physique, psychique, sociale et spirituelle et pas seulement l’absence de maladies ».
« Lorsque cette harmonie est bouleversée, la santé est bouleversée à son tour – a-t-il précisé – lorsque l’on combat la discordance, on construit la santé ».
Selon le cardinal pour « combattre le déséquilibre causé par la néoplasie, il faut construire la santé véritable », ce qui signifie « ne pas considérer seulement le déséquilibre physique lié à la croissance désordonnée des cellules oncologiques, mais l’homme intégral dans sa tension vers la plénitude de l’harmonie qui nous guide toujours, à la fin, vers le Seigneur ».
« Cela – a conclu le cardinal – signifie considérer l’ensemble à la lumière de l’éthique de l’homme ».
Mer 20 mai 2009
1 commentaire
Chers amis, en cette fête que vous allez célébrer pour les malades, priez pour Jean, un papa de 40 ans, qui depuis une semaine est victime d'une encéphalite virale et qui est anéanti dans son corps et son intelligence. Priez pour sa guérison complète et sans séquelles si possible et pour son épouse et leurs trois enfants. Merci à tous (Je suis heureuse de vous avoir croisés sur internet par "hasard"). AMEN et que le Seigneur bénisse cette journée!
Isabelle G - le 03/06/2009 à 21h57
jean