fraternité Eucharistique de Saâcy

"Le paradoxe chrétien réside dans l'identification de la Sagesse, le Logos éternel, avec Jésus de Nazareth et son histoire. La sagesse que nous invoquons la nuit de Noël est le Fils de
Dieu, la seconde personne de la Trinité, le Verbe".
"Tout enseignant chrétien, tout étudiant chrétien porte en lui l'amour de la Sagesse, lit tout à sa lumière. Sans elle on ne peut comprendre ce qui existe, toute réalité étant son reflet.
Tout ce que perçoit l'intelligence participe de la sagesse du Créateur. Ainsi, au fond, y réside aussi la capacité d'étudier, la recherche, le dialogue scientifique et tout autre domaine du
savoir. Mais on peut se demander qui était à Bethléem la nuit de la nativité, qui accueillit la Sagesse naissante? Ce n'était pas des docteurs de la loi, des scribes et des savants. Avec Marie et
Joseph il y avait des bergers. Cela signifie-t-il qu'étudier est inutile, voire contre-productif pour connaître la vérité? Les deux mille ans du christianisme permettent d'écarter cette hypothèse
et montrent qu'étudier comme approfondir ses connaissances peut se faire en gardant une âme d'enfant, un esprit humble, à l'image de Marie, Siège de la Sagesse divine. Chacun peut trouver dans la
crèche la vérité sur Dieu et sur l'homme, qui se reflète dans l'Enfant né de la Vierge Marie et tend l'homme vers la vie éternelle". En conclusion, le Pape a invité les étudiants à faire en
sorte que les universités soient d'authentiques lieux de charité intellectuelle. "D'elles dépendent en effet grand part de l'avenir de la société, en particulier l'élaboration d'un nouvel
humanisme".